Hôtellerie et restaurateurs à la reconquête des données clients.

L’hôtellerie et la restauration seront-ils les grands perdants du digital ? Les agences de réservation en ligne et les comparateurs de prix les ont dépossédées de leurs données clients. Tout n’est pas perdu pour autant mais il est urgent d’agir. En lançant le premier salon français Food Hotel Tech, Karen Serfaty compte bien sensibiliser le marché et contribuer à créer un écosystème adapté. Karen, que j’ai rencontrée, m’a expliqué pourquoi il était crucial d’agir rapidement.

Les agence de réservations en ligne ont pris le pouvoir. Sur le marché des réservations en ligne, un acteur come Booking.com règne en roi. Plus de 80% des réservations en ligne passe par lui. Il est incontournable sur Internet et les hôtelleries doivent bon gré malgré composer avec pour assurer le remplissage de leurs chambres. Au passage ils paient un large tribu qui diminue leur marge d’environ 30%. Mais comment faire autrement. Impossible de ne pas figurer sur ces plateformes de réservations sans se condamner à perdre des clients. La France est la 1ère destination touristique avec ses 85 millions de visiteurs enregistrés l’an dernier pourtant la croissance n’est plus au rendez-vous. Dans le secteur hôtelier, elle ralentit et ne progressent plus que de 2,1%… Dans la restauration, c’est même pire : le chiffre d’affaires du secteur a baissé d’environ 4,5% l’an dernier ! Comment s’explique ce contraste ? Les hôteliers et les restaurateurs doivent se mettre à l’heure de la révolution digitale pour concurrencer les nouveaux acteurs du numérique comme AirBnB. Les plateformes de réservation n’ont pas de limite à l’image d’AirBnB qui évolue progressivement vers une plateforme de voyage et a annoncé récemment vouloir proposer de la réservation de restaurants.

Celui qui détient les données clients règne en maitre.  La présence sur Internet n’est plus une option. Faute de l’avoir anticipé l’hôtellerie a laissé la porte ouverte aux  Booking.com et autres Expedia qui s’y sont engouffrés en offrant au passage un éventail de services qui simplifie la recherche et le choix pour les usagers. Plus grave que la perte de marge, l’hôtellerie a perdu le lien inestimable avec le client : ses données.  Booking.com a compris depuis longtemps comme tous les acteurs du Net que celui qui détient les données client possède un pouvoir considérable en termes de marketing. Il se garde bien de communiquer ses précieuses données aux hôteliers qui ne possèdent péniblement que 25% des adresses email !!! Comment valoriser ses services, en promouvoir des nouveaux, cibler ses clients, personnaliser et contextualiser les messages sans une parfaite connaissance client ? Les acteurs du net sont experts dans l’analyse des données et du marketing digital. Ils maitrisent parfaitement le big data et le machine Learning.  Des géants de l’hôtellerie, comme Accor avec ses 36.000 hôtels dans le monde, pensaient être à l’abri.  Le groupe Accor a compris tardivement la menace et a développé en 2014 un plan « Leading Digital Hospitality » sur cinq ans. Il est urgent de se réapproprier la données clients et de développer de nouveaux services. L’un ne va pas sans l’autre.

Le numérique s’est invité également à la table de la restauration.   Pour l’instant des sociétés comme Deliveroo, Foodora et UberEats jouent la carte du gentil partenaire qui augmente le chiffre d’affaire des restaurants en livrant les plats à domicile. Ce serait une erreur de les confondre avec de simples livreurs. Eux aussi captent les données et les analysent méticuleusement. Ce ne sont pas de simples intermédiaires, ils recommandent les restaurants et les plats en fonction des goûts et des habitudes des clients et propose de vrais services. On commence aussi à voir des tentatives de créer des tables chez l’habitant. Une tendance qui demande à trouver son public mais qui sait….. Les comportements changent. Le bouche à oreille continue à exister certes mais il prend de plus en plus souvent la forme de recommandations sur internet ou d’applications spécialisées. Les nouvelles générations y ont recours quasi systématiquement.

S’approprier le numérique est la meilleure défense. Les start-up du digital ont déstabilisé le marché de l’hôtellerie et de la restauration mais le numérique peut devenir une opportunité à condition de se retrousser les manches rapidement. La voie est ouverte à toutes les formes d’innovations et les start-up peuvent être vue comme de véritables créateurs de valeur pour les hôteliers et les restaurateurs. Pour Karen Serfaty, « prendre le bon virage
technologique sera déterminant pour faire face à une concurrence accrue dans les marchés de l’hôtellerie et de la restauration, les piliers du secteur touristique ». Pour aider hôteliers et restaurateurs à inverser cette courbe, Karen Serfaty a décidé de lancer Food Hôtel Tech, un événement rassemblant experts, entreprises innovantes et poids lourds des deux secteurs. « Le but du salon est de faciliter les rencontres entre tous ces acteurs pour permettre aux établissements de reconquérir leurs clients perdus », explique-t-elle. « Mais aussi attirer de nouvelles populations grâce à la création de nouveaux services ! » Traitement optimisé des données, dématérialisation des commandes, parcours client simplifié : les professionnels pourront trouver dans les allées du salon l’innovation idéale pour accélérer leur activité rapidement. Et conserver une longueur d’avance sur les trublions du digital.

C’est à ma connaissance le premier salon BtoB dédié aux innovations Tech et Digital dans l’hôtellerie et la restauration. Bonne nouvelle pour les lecteurs du blog vous pouvez vous obtenir un badge gracieusement pour le salon « Food Hôtel Tech » en utilisant le code FHTMAG lors de l’enregistrement sur le site. Première édition du salon les 28 et 29 novembre 2017 à Paris

 

 

 

 

Le commerce sans caisse ne sera pas l’exclusivité d’Amazon Go

Du 19 au 21 septembre, Paris va accueillir une nouvelle fois la « Retail week ». Une belle occasion de prendre la mesure de la rapidité d’adoption des technologies digitales. C’est également un beau terrain d’observation pour les autres industries qui peuvent s’en inspirer pour adapter certains usages à leur propre métier. Les technologies à la base des innovations sont bien souvent les mêmes.

Les GAFA mènent la danse à l’image d’Amazon. Celui-ci est passé maitre dans la maitrise du Machine Learning (système auto apprenant) pour optimiser ses recommandations d’achat qui interviennent pour plus de 30% de son chiffre d’affaire. Cette maitrise de l’intelligence artificielle Amazon en a fait une autre démonstration il y a quelques mois avec le lancement d’Amazon Go. Un magasin physique dans lequel le passage aux caisses a été supprimé grâce à une solution à base de deep learning. Une telle prouesse technique est-elle à la portée d’autres acteurs du retail qui ne disposent pas des moyens informatiques d’un GAFA et d’importantes équipes de datascientistes ?  Il semblerait que oui à en juger par l’annonce faite le 21 aout 2017 par Standard Gognition qui a lancé sa propre solution se présentant comme une alternative à Amazon Go.

Magasin sans caisse : L’expérience consommateur simple et personnalisée. Dans une étude OpinionWay pour l’observatoire Havas Paris/ Paris Retail week réalisée en juillet 2017 il apparait que 74% des français supportent de moins en moins de faire la queue dans les magasins. (cliquer sur l’illustration pour voir la totalité de l’infographie). Voilà qui devrait les satisfaire. Le consommateur a juste besoin de télécharger l’application de Standard Cognition pour qu’il soit connu et identifiable par le magasin. Le magasin sait ainsi qui sont les consommateurs présents, à quels endroits ils se trouvent et ce qu’ils achètent.Le tout en temps réel. Le consommateur ne change pas ses habitudes, il circule dans les allées et met dans son panier les produits qu’il a choisi.  Les produits placés dans le panier sont automatiquement et instantanément détectés. A la fin des achats, pas de fil d’attente, les produits contenus dans le panier sont automatiquement facturés au consommateur à la sortie du magasin. La solution a prévu une option « guest » permettant à quelqu’un qui n’aurait pas l’application de fréquenter quand même le magasin. A la fin de ses achats le « guest » est dirigé vers un kiosque, les produits dans le panier sont détectés et le consommateur n’a plus qu’a valider le paiement par carte de crédit.

La technologie digitale en action. Un réseau de caméras, associé à des équipements de « Computer vision », suit le consommateur dans le magasin en temps réel et analyse le moindre de ses mouvements. L’identification des produits manipulés par le consommateur se fait grâce à l’utilisation d’un système de deep learning (apprentissage profond). Au préalable chaque produit a été présenté au système sous toutes ses facettes pour qu’il puisse ensuite le reconnaitre sans erreur. La vidéo de démonstration de Standard Cognition donne une idée précise du fonctionnement de ce type de système.

Avec ce type de système c’est peut-être aussi la fin des vols ? En effet qu’un produit soit dans le panier ou dans la poche d’une personne, le système le détecte de la même façon et  facture.

De la recommandation à la gestion des stocks. Aujourd’hui quasiment tous les consommateurs font leur course avec leur smartphone en poche. Dès lors qu’ils ont téléchargé l’application idoine on peut les géolocaliser via le wifi ou des balises beacon et leur envoyer des messages promotionnels en fonction du rayon devant lequel ils se trouvent. Quand on connait le contenu du panier physisque on dispose de nouvelles informations supplémentaires. On pourrait donc faire des recommandations produits de la même manière que les sites de e-commerce qui se basent sur le remplissage du panier « virtuel ». On peut imaginer exploiter ces même informations en les agrégeant pour assurer le suivi de l’approvisionnement des rayons. Pour aller plus loin dans la gestion des stocks on pourra rajouter des solutions d’analyse prédictive, telles que celle proposée par la PME lilloise Vekia qui utilise également le machine learning pour optimiser la gestion de stock et réduire ainsi les couts.

La transformation digitale du retail ne s’arrête pas aux exemples que je viens de donner et bien d’autres seront exposés lors du Paris Retail Week 2017. A chacun de juger si les innovations seront durables dans le temps et à quel moment il faudra les adopter pour garder un avantage compétitif.

A lire également le billet de Paul d’Alena « Retail : une industrie hyperconnectée »

 

L’innovation n’est pas qu’une question de technologies

Innover exige de sortir du cadre et certaines sociétés de conseil développent de nouvelles approches en y associant des méthodes de design. On voit ainsi arriver des profils de « consultants designers » qui accompagnent les entreprises dans leur transformation. C’est le cas de Tiphaine Lorant et Pauline Audinet, toutes deux consultantes chez weave, qui m’ont éclairé sur la nature de leur métier.

Subir la transformation numérique nuit à son efficacité. Pour survivre à la vague du numérique, les entreprises n’ont pas d’autres choix que d’innover. La transformation numérique est devenue synonyme d’innovation mais elle est trop souvent abordée sous l’angle technologique. Les nouvelles technologies ont indéniablement ouvert la voie à de nouveaux usages et de nouveaux modèles d’affaire mais la transformation numérique va bien au-delà de l’adoption de technologies. Elle modifie considérablement les méthodes de travail, les domaines de responsabilité et le périmètre de certaines professions. Une approche imposée de manière hiérarchique risque fort de se heurter à des résistances et aboutir à une transformation appliquée à reculons de manière incomplète et dans un timing qui s’éternise.

Donner du sens à la transformation pour faciliter l’adhésion. Pour qu’une transformation aboutisse correctement, il faut que tous les membres d’une organisation y trouvent un sens et se l’approprient voire l’incarnent. Rien de mieux pour s’approprier un projet que d’en être le co-concepteur. Pourtant il n’est pas souvent facile de remettre en question les méthodes de travail, l’organisation, les outils sans paraitre négatif voire transgressif. C’est là que des consultants comme Thiphaine et Pauline interviennent. Elles sont consultantes et maitrisent les méthodes de design. A l’heure du numérique on observe une hybridation du conseil et du design que weave désigne sous le nom de « IIF » pour Integrated Innovation Framework . Elle repose sur les 3 P du triptyque People, Place et Process.

Chacun possède une partie de la solution. L’approche IIF s’adapte à de nombreux contextes clients. Par exemple dans une grande institution financière il s’agissait de réfléchir sur la simplification des systèmes d’informations. Sujet d’actualité pour toutes les entreprises aujourd’hui. Les consultants designers comme Tiphaine et Pauline jouent le rôle de facilitateur de la co-construction des projets de transformation. Elles réunissent des personnes de profiles et de responsabilités différentes pour travailler à la conception de solutions concrètes. Il ne s’agit pas d’apprendre aux participants leurs métiers mais de les aider à réfléchir sur leurs contraintes et d’extérioriser les problèmes pour faire émerger des solutions. Sortir du cadre, laisser libre cours à ses idées, échanger sans appréhension est loin d’être aussi naturel qu’il n’y parait. L’expérience d’innovation ne doit pas se contenter d’être enrichissante, elle doit être suivie d’une validation pour s’assurer que les résultats de cette expérience peuvent être opérationnels. Dans un exemple comme celui-ci, des architectes IT ou des experts de la gouvernance IT viennent compléter l’équipe weave pour veiller à une parfaite efficacité.

Un espace pour favoriser l’innovation : Nous avons tous fait l’expérience d’une réunion ou d’un séminaire dont le déroulement avait pâti du lieu choisi. Les entreprises le ressentent et d’ailleurs elles choisissent d’aller au vert pour se sortir de la routine quand cela est nécessaire. L’espace influence l’innovation et son rôle est déterminant dans l’expérience que l’on veut vivre.  weave en a bien conscience à tel point qu’il a créé en mai 2017 « la Friche ». Un espace de 1300 m2 dans Paris conçu pour évoluer entre technologie et nature, disruption et confort. D’entrée de jeu le ton est donné, on accède dans une allée végétale « La Gallery ».

Le « GreenLive » est une sorte d’amphithéâtre cosy où les clients vont élargir leur horizon de réflexions et aborder des sujets sous d’autres points de vue.  Des intervenants weave et des personnalités extérieures sont chargés de provoquer le changement par des présentations décalées. Même impression de détente dans l’espace Bivouac propice au brainstorming. Il s’agit de donner corps à des idées et d’en sélectionner quelques-unes qui feront l’objet d’un prototypage dans l’espace « Garage »

Des méthodes empruntées au développement. L’innovation doit être stimulée et guidée. Plus que la recherche de créativité, on cherche à matérialiser des idées qui ne demandent qu’un coup de pouce pour émerger de nos esprits. On utilise pour y arriver des méthodes de conception de solutions telles que la pensée agile, le lean UX et le design thinking. Elles ne sont pas appliquées de manière systématique et peuvent être combinées ou adaptées en fonction du contexte et du but recherché. L ’agilité sera plutôt axé sur l’idéation et/ou le coaching de groupe, le Lean UX sur l’efficacité et le design thinking pour sortir du cadre et matérialiser des idées en suivant trois phases : inspiration, idéation et prototypage. Ces méthodes s’appliquent aussi bien pour le développement d’un produit que pour l’élaboration d’un organigramme, une prise de décision, une orientation stratégique ou un nouveau business model.

Se transformer commence par un changement d’état d’esprit. Les méthodes de design ne sont que des outils pour faciliter le processus et apporter de la rigueur dans la démarche. Ce sont néanmoins des atouts indéniables pour réussir sa transformation et nous pouvons compter sur les consultants designer pour déplacer nos barrières mentales.

Après le virage du cloud Adobe se dirige vers le machine learning

L’experience client était le maitre mot d’Adobe durant le summit qui se tenait à Londres du 9 au 11 mai 2017. Adobe continue sa transformation avec brio en unifiant ses offres par le bais du cloud et en étendant son expertise du contenu aux données et au machine learning.  Une approche complète et cohérente qui devrait aider à faire passer de nombreuses entreprises à l’ère du numérique.

« Préserver le status quo n’est pas une stratégie ». C’est ce qu’explique le CEO, Shantanu Narayen, à l’occasion de l’Adobe Summit. Plutôt que de se satisfaire de ses résultats il faut savoir se transformer avant que cela ne devienne une urgence. C’est ce qu’a fait Adobe en prenant le virage du cloud de manière volontariste. Toutes ses offres sont aujourd’hui dans le cloud mais la transformation d’Adobe a également concerné tous les pans de l’entreprise :  process, organisation, développement etc.. La stratégie de transformation ne s’arrête pas là pour autant et Adobe a entrepris d’étendre son focus du contenu aux data et aux machine learning. C’est seulement de cette façon qu’il est possible de proposer une « Experience client » digne de ce nom. Pour Adobe l’expérience est le facteur de différentiation par excellence plus que le produit lui-même. L’objectif est bien de fournir aux entreprises tout ce dont elles ont besoin pour déployer une expérience cohérente et personnalisée qui va plaire aux clients quelques soient ses attentes sur tous ces équipements et sur tous les points de contacts avec une marque.

Unifier les données et les contenus pour une meilleure experience. Pour que l’Experience client puisse être complète et aboutie, Adobe a récemment lancé Adobe Experience Cloud, un ensemble complet de services pour créer et diffuser des expériences client d’exception. Composé d’Adobe Marketing Cloud, d’Adobe Advertising Cloud et d’Adobe Analytics Cloud, Adobe Experience Cloud s’intègre avec Adobe Creative Cloud et Adobe Document Cloud. Ce n’est pas un simple regroupement marketing des offres. Il s’agit là d’une intégration complète qui bénéficie de l’unification du contenu et des données grâce à une architecture Cloud commune (Adobe Cloud Platform) sur laquelle repose tous les composants d’Adobe Experience Cloud. Adobe Cloud Platform propose également des APIs (Adobe I/O) , un modèle de données standard (Adobe XDM) et un framework d’intelligence artificielle (Adobe Sensei annoncé en novembre 2016)).

Le machine learning devient stratégique pour Adobe. Il ne suffit plus de faire de l’analyse, elle doit être suivie d’actions en temps réel. Pour le faire il faut être capable de collecter et de traiter d’importants volumes de données avant de les traduire en profils clients uniques. Ce rôle revient à Adobe Analytics Cloud, une sorte d’intelligence client, qui combine Adobe

Audience Manager et Adobe Analytics et permet une intégration unique des données d’audience de tous les clouds Adobe. Durant le summit de Londres, Adobe a annoncé le 9 mai 2017 Virtual Analyst, un datascientiste virtuel augmenté par Adobe Sensei qui va analyser en continu les données et utiliser le machine learning et des algorithmes prédictifs pour déclencher des alertes personnalisées et envoyer des informations sur les anomalies qui perturbent l’activité. Cette détection d’anomalie et l’analyse de contribution va permettre aux clients qui utilisent Analytics cloud d’automatiser les workflows de sciences de données les plus courants dans le but d’identifier les causes de comportements inhabituels de leurs données.

S’ouvrir pour enrichir l’experience. Adobe Analytics a pu s’intégrer avec d’autres sources de données grâce à un partenariat avec Microsoft Power BI. Pour aller plus loin Adobe propose à présent des packs de contenus pour Power BI :

  • Traffic Analysis pour analyser rapidement les tendances du trafic digital
  • Mobile App Analysis pour explorer les interactions avec les utilisateurs d’applications mobiles et leurs performances.

Pour offrir une experience de qualité on retiendra 4 conseils formulés pendant l’Adobe Summit :

connaître son client et le respecter, parler d’une seule voie sur l’ensemble des canaux de communication, rendre la technologie transparente et enfin surprendre agréablement l’utilisateur à chaque fois.

 

HPE France se réinvente aux cotés de Picasso primitif

Ce n’est sans doute pas anodin si HPE France avait choisi l’exposition Picasso Primitif pour présenter sa stratégie. Picasso a réinventé à sa manière la vision du monde. Une forme d’innovation artistique qui bouleverse les codes et les règles. HPE se réinvente à son tour et le fait rapidement pour innover dans les infrastructures qui supporteront la croissance du cloud et de l’IoT.


Le monde va trop vite pour nous adapter : il faut se réinventer. Dans un monde en plein bouleversement, il est plus question de réinventer que de s’adapter à en croire Bruno Marion futuriste et spécialiste de la théorie du chaos. Selon lui le monde est devenu chaotique pour 3 raisons. Le nombre d’êtres humains : la population mondiale est passée de 1 milliards à 7,4 milliards en 150 ans. La connexion des individus : la moitié des habitants de la planète sera connectée à internet en 2017. Et surtout la vitesse des changements !! Il a fallu des milliers d’années pour que l’homme se sédentarise en passant de l’ère de la chasse et de la cueillette (nomade) à celui de l’agriculture (sédentaire). L’industrie et le commerce sont apparus 250 ans après l’agriculture et l’élevage. Des périodes de transition suffisamment longues à l’échelle humaine pour que l’on puisse s’adapter. La période actuelle est riche en innovations technologiques qui se succèdent rapidement. Les périodes de transition se réalisent en quelques dizaines d’années. Le cycle de transformation du monde moderne est à l’échelle d’une vie. Dans ces conditions il devient de plus en plus difficile de s’adapter. Loin de tomber dans le pessimisme B. Marion  voit dans ce chaos la possibilité de l’émergence d’un système plus complexe reposant sur un nouvel équilibre.

Cloud et IoT poursuivent la digitalisation de du monde moderne. Sans aller aussi loin dans la théorie du chaos, Gille Thiebaut, Directeur General de HPE France, voit : « un lien entre Picasso et HPE : les deux ont bouleversé leurs domaines, des précurseurs en la matière« . En termes de bouleversements il constate que la cloudification continue sa progression en devenant de plus en plus hybride et pense que l’internet des objets va accentuer la digitalisation du monde avec pour conséquence une profusion accrue des données. Une voiture autonome par exemple produira 4 Téraoctets de données par jour. L’usage de systèmes connectés va obliger à mettre en place des solutions de traitement de type Edge Computing. Il faut s’y préparer car 40% des données générées par l’IoT devront, selon G.Thiebaut, être traitées au plus près des systèmes connectés. Amener l’intelligence là où elle sera le plus efficace c’est ce que compte faire HPE avec l’approche « Intelligent Edge ».

Une stratégie qui allie innovations et acquisitions. Les acteurs de l’IT tels que HPE opèrent de profonds changements pour être plus agiles, plus pertinents et apporter plus de valeur à leur clients. Depuis la création au premier semestre 2016, HPE a progressé à grand pas avec la cession de certaines activités (la division services cédée à DXC Technology, la division logiciel vendue à Micro Focus) et surtout la réalisation de 5 acquisitions en 9 mois  (SGI, Simplivity, Cloud Cruiser, Niara et Nimble Storage)  alignées avec le cœur de métier de l’entreprise. L’innovation continue comme j’avais eu l’occasion de l’expliquer lors du lancement de Synergy (lire le billet). Pour accompagner les clients dans leur transformation avec plus de valeur ajoutée, la stratégie HPE est recentrée autour de 3 axes qui se complètent : Le cloud hybride (infrastructure, pilotage), l’Intelligent Edge (IoT, mobilité, sécurité) et les services regroupés récemment sous le nom de HPE Pointnext.

Intelligent Edge : Adapter le traitement de données à l’évolution des usages.  Visiblement le sujet passionne G.Thiebaut qui explique avec force détails comment les solutions Intelligent Edge vont renforcer l’expérience digitale dans trois domaines.

  • L’espace de travail digital : Avec l’offre Aruba, HPE met en œuvre des solutions de sécurité et de géolocalisation qui étendent les possibilités de l’espace de travail. Un bâtiment de bureaux partagés pourra par exemple proposer un service d’impression à proximité de la personne et trouver une salle de réunion disponible et la réserver en se servant d’informations en temps réel.
  • Les espaces intelligents. Les solutions de mobilité enrichissent la relation avec les clients ou qu’ils se trouvent. L’aéroport de Rio rénové à l’occasion des jeux Olympiques illustre ce qui peut être fait dans ce domaine. Les passagers s’orientent dans l’aéroport, le trafic des passagers à l’intérieur de l‘aéroport est analysé et amélioré et des offres commerciales personnalisées peuvent être envoyées en tenant compte des profils des passagers.
  • Les objets connectés: Tous les domaines sectoriels peuvent bénéficier de l’internet des objets. Gilles Thiebaut a donné l’exemple de l’agriculture et tout particulièrement celui de palmeraies en Malaisie qui ont été équipées de nombreux capteurs fournissant toutes sortes de mesures. Avec l’aide de la société Immarsat, spécialiste des télécommunications satellitaires, HPE a capturé ces données transmises par satellite sur une plateforme HPE. Ces données ont ensuite été encapsulées et mises à disposition d’application pour suivre l’exploitation des palmeraies et en améliorer le rendement.

 Les usages du numériques sont devenus une réalité et modifient notre quotiden privé et professionnel. Cela peut perturber mais c’est irrésistible alors souhaitons donc, avec l’aide des constructeurs et des entreprises, que du « chaos » cher à B.Marion émerge une société meilleure

Windows 10 une approche inscrite dans la modernité.

Le numérique a bouleversé les rythmes et les usages. L’utilisateur comme l’entreprise sont devenus mobiles. Les entreprises ont dû adapter leurs applications pour tenir compte de l’appareil utilisé par leurs employés ou leurs clients pour accéder aux applications. Avec la simplicité des smartphones et des tablettes, les applications prolifèrent et deviennent à elles seuls un secteur économique. Elles doivent évoluer en permanence pour offrir de nouveaux services et de nouvelles fonctionnalités au risque de devenir rapidement dépassées par l’arrivée d’une start up débordante d’idées. Une aubaine pour les utilisateurs mais un cauchemar pour les entreprises qui doivent gérer les parcs applicatifs.

Le cauchemar des utilisateurs  touche peut être à sa fin avec Windows 10.

  • Finis les changements de version. Microsoft met en œuvre les principes du continuous delivery si chers à DevOps. Dorénavant les améliorations ou les ajouts de fonctionnalités se feront sans changement de version.
  • Un système d’exploitation multi devices. Pour la première fois un système d’exploitation (OS) va être identique quel que soit l’appareil utilisé. PC, tablette, smartphone et sans doute dans un avenir proche des objets connecté seront tous doté du même OS. De quoi simplifier grandement la tâche des développeurs qui pourront passer plus de temps au développement, à la qualité et aux évolutions de leurs applications.
  • La voie ouverte aux applications modernes. Microsoft les « Modern Applications » car elles n’ont plus besoin de s’inquiéter de l’appareil qui utilisera l’application à partir du moment où elles auront été développées pour Windows 10. Mobile ou fixe, Smartphone ou tablette peu importe, les problèmes de portabilité ne seront plus qu’un vieux souvenir pour les développeurs.
  • Premier OS BYOD. Microsoft a tenu compte de cette tendance à ne plus différencier l’usage personnel de l’usage professionnel. Windows 10 offre donc la possibilité  de pouvoir lié un compte entreprise à un compte personnel.

Windows 10 n’est pas qu’une nouvelle version. (lire l’article de Stephane Padique « Quand Windows 10 apporte sa pierre à l’édifice : Simplicité pour les utilisateurs, Sécurité pour les entreprises”) C’est en soi l’entrée dans un monde numérique résolument tourné vers la mobilité et les applications. Windows 10 devrait rapidement devenir incontournable pour les entreprises tant les intérêts sont flagrants. Tout aussi séduisant que soit la promesse de Windows 10 il faut quand même que les entreprises se préparent pour profiter des avantages de Windows 10. Se contenter d’exploiter les applications actuelles sous Windows 10 ne peut qu’être une étape transitoire avant de développer toutes les nouvelles applications sous Windows 10.  Pour s’y préparer il faut se poser quelques questions sur les outils dont on dispose pour gérer le par et déployer les applications.

  • Gestion du parc. La grande majorité des entreprises utilise Windows 7 et les outils qui vont avec. Il n’est cependant pas recommandé d’utiliser ces outils avec Windows 10 qui a été conçu comme un OS de device mobile et par conséquent devra être géré avec des outils de MDM ou d’EMM. La gestion des anciennes et des nouvelles applications imposera la cohabitation de deux outillages distincts (Active Directory pour les anciennes, In Tune pour les nouvelles)
  • Déploiement des applications. Windows 10 se distingue des OS précédent dans la manière de mettre à disposition les applications. Là encore il faudra utiliser deux types d’outils, SCCM pour les anciennes applications et In Tune pour les nouvelles.
  • Impact du cloud sur la confidentialité. Windows 10 est le premier OS conçu pour s’intégrer à un environnement cloud à tel point qu’à la connexion il demande de faire le choix entre une Active Directory ou une directory Azure. Un atout et une souplesse qui peuvent cependant inquiéter certaines entreprises désireuses de maitriser leurs identités.

 Des promesses alléchantes qui devront être tenues pour ne pas décevoir les utilisateurs.

Efficacité énergétique: Le Groupe PSA choisit ENGIE pour mettre du big data dans son usine du futur

Le Groupe PSA fait le choix de la solution blue.e pilot by ENGIE dans le cadre de son projet d’usine du futur pour soutenir sa démarche d’efficacité énergétique.

Le secteur industriel représente 40% des émissions de CO2 dans le monde. Réduire la consommation énergétique d’un site industriel est un enjeu aussi bien économique que sociétal. En France, 25% de l’énergie finale consommée résulte des activités industrielles. Au niveau mondial, le secteur industriel représente un tiers de la consommation d’énergie et presque 40% des émissions de CO2 selon l’ADEME. Gérer plusieurs sites industriels et s’assurer que les objectifs de performance en KWh d’énergie sont respectés est particulièrement difficile. Les moyens humains sont souvent limités et les données utiles proviennent de sources multiples éclatées sur plusieurs usines. Face à une variabilité de la performance il n’est pas aisé de  faire la part des choses au vu des multiples interactions entre le système de production et le système énergétique.

Réduire la facture énergétique d’au moins 5%. Le Groupe PSA compte sur le Big Data pour améliorer l’efficacité de l’usine du futur et lance cette année un projet pilote  sur le site industriel de Poissy en Ile de France. Ce pilote devra faire la preuve de l’appropriation de la solution par les utilisateurs et permettre de mesurer les gains quantitatifs et qualitatifs attendus. Ce projet utilisera la plateforme digitale d’efficacité énergétique blu.e pilot de ENGIE présentée comme une plateforme logicielle d’aide à la maîtrise énergétique de l’industrie du futur. Les équipes d’exploitation, au cœur de la démarche, pourront analyser leur propre performance et identifier grâce au big data les points de fonctionnement ayant produit de meilleurs résultats. L’objectif, selon Patrice Peslier, Directeur de la performance industrielle de Groupe PSA, est d’économiser au moins 5 % de la facture énergétique.

Collecter et analyser de multiples sources de données disséminées sur un site industriel. En se connectant à la plateforme blu.e pilot les usines consacrent l’essentiel de leurs efforts à reproduire leurs meilleurs résultats de façon stable. Toutes les variables provenant de tous les systèmes d’information du site (énergie, production, qualité, etc…) sont collectées et analysées en temps réel dans une base globale de données. L’étude des facteurs influents et des installations donnera au Groupe PSA les clés pour identifier et appliquer de meilleures pratiques opératoires et mettre en œuvre un suivi automne des indicateurs de Performance Energétique (IPE). La plateforme blue.e pilot est interopérable avec toutes les sources de données et systèmes d’informations industriels du marché, le Groupe PSA pourra ainsi utiliser à toutes les informations jugées utiles à l’optimisation de l’efficacité énergétique depuis la relève et l’historisation des données pour les traiter et les mettre en forme dans des interfaces métier.

Pendant toute la durée du contrat Blu.e met à disposition du  Groupe PSA une équipe projet pluridisciplinaire dédiée capable d’appréhender toutes les dimensions techniques, énergétiques ou managériales. Pour le Groupe PSA les enjeux de 2017 porteront sur la maîtrise du déploiement technique de la solution, l’appropriation de tous les usages par les utilisateurs métier , la rentabilité et l’accompagnement à la conduite du changement.