Les instituts de sondages opèrent leur mutation numérique.

En vue des échéances présidentielles de 2017, l’institut d’études de marché et d’opinions BVA met en place une plateforme digitales en partenariat avec Salesforce, Orange, Presse Régionale et la Fédération Nationale des Travaux Publics. BVA fait ainsi preuve d’innovation et souligne par là même l’importance croissante des réseaux sociaux dans ce qu’ils révèlent des tendances d’opinion. Ces gigantesques sources d’informations participent au big data et doivent être exploitées avec méthode pour en tirer un enseignement de qualité. L’expérience POP 2017 menée par BVA est à ce titre intéressante.

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Les citoyens acteurs du débat public grâce au web et aux réseaux sociaux. La campagne présidentielle américaine a apporté son lot de surprises et de rebondissements écornant au passage la qualité du débat démocratique.  Elle nous éclaire sur le risque de décalage qui peut exister entre une classe politique et l’opinion publique. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à vouloir agir sur le débat public. Ils s’expriment sur les réseaux sociaux et signent des pétitions en ligne. Ce sont autant de signaux envoyés instantanément à nos politiques qui doivent apprendre  à les décoder et à les analyser pour comprendre et répondre aux attentes de leurs concitoyens. Jusqu’à aujourd’hui nos politiques s’appuyaient sur des enquêtes d’opinion traditionnelles mais le métier des études d’opinion se réinvente à l’aune de la transformation numérique de notre société.

Mesurer en temps réel l’impact de l’actualité sur l’opinion. L’institut de sondage BVA a profité de l’échéance électorale française de 2017 pour innover en matière d’étude de l’opinion.  En lançant la « Plateforme des Opinions Publiques » POP 2017, BVA propose de dresser un panorama à 360° des opinions des Français et de saisir en temps réel l’influence de l’actualité sur les mouvements d’opinion. Un exercice délicat qui requiert des outils et du métier car toute actualité, même brûlante, ne modifie pas forcément les intentions de vote. De la même manière, constater qu’une personnalité ou un sujet provoque des réactions  sur internet ne suffit pas. Il faut pouvoir identifier la cause de ces réactions en décelant, dès leur apparition, les signaux faibles qui peuvent en être à l’origine.  Ces signaux faibles sont des actualités qui passent souvent inaperçues alors qu’elles peuvent générer dans le temps des changements d’opinions. Pour identifier ces signaux faibles les réseaux sont une source incomparable.

POP 2017 : un laboratoire d’analyse des opinions politiques.   Pour réussir à mesurer l’impact de l’actualité et la cristallisation des intentions de vote autour de quelques thématiques, POP 2017, réalisé en partenariat avec Salesforce, la Presse Régionale, Orange et la Fédération Nationale des Travaux Publics, s’articule autour de trois volets :

  • L’écoute du Web et des réseaux sociaux: L’outil Social Studio de Salesforce recherche en permanence des mentions sur 18 personnalités politiques et 30 thématiques. Il analyse  plus d’un milliard de sources sur le web.
  • Une communauté de citoyens en ligne : En commentant et en réagissant à des sujets d’actualité, cette communauté aide à comprendre comment se forment et se structurent les opinions.
  • Des sondages: Plus de 30 sondages par mois sont réalisés auprès d’un échantillon représentatif de la population française pour mesurer l’impact des opinions sur les intentions de vote.

POP 2017 fournit l’ensemble de ces données en temps réel sur le site www.pop2017.fr

Une expérience dont les politiques devraient s’inspirer. Loin de tout abandonner au profit des seuls réseaux sociaux, l’originalité de POP 2017 repose sur le mix de ces 3 sources complémentaires d’analyse.  BVA dispose ainsi d’une vue d’ensemble sur les mouvements d’opinions qui tient compte de temporalités différentes. Si cette expérience contribue à faire évoluer le métier des sondeurs d’opinion, elle devrait inspirer également les politiques. L’expérience menée par POP 2017 démontre que réagir à une actualité ponctuelle, même importante, peut conduire à occulter les véritables attentes des Français. Le prisme de la surmédiatisation explique souvent le décalage ressenti entre l’opinion et la classe politique. Interpréter les signaux forts et les signaux faibles demande des outils et du doigté.

Ce laboratoire d’opinions est utilisé dans un contexte de campagne présidentielle mais son champ d’application peut s’étendre bien au-delà. Toutes les entreprises font appel à des études pour connaitre et comprendre leur marché, leurs clients et leurs utilisateurs afin d’améliorer leurs offres, leurs services et la relation client. L’exploitation des réseaux sociaux leur offre une source complémentaire d’informations à condition de savoir l’exploiter avec méthode.

 

 

 

Assez parlé  de numérique, pratiquez

 Vous parlez de numérique et vous n’utilisez pas les réseaux sociaux ? Soyez cohérents. Les réseaux sociaux comme Twitter peuvent vous rendre plus efficaces. Il suffit de connaitre quelques règles simples que je vous propose dans ce billet. Les dirigeants n’auront plus l’excuse du manque de temps pour commencer à pratiquer Twitter sans risque et avec efficacité .

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Ne réduisons pas Twitter à un simple outil de communication de masse . Le sujet du numérique est devenu tendance dans le milieu professionnel, tout le monde se doit d’avoir une opinion sur le sujet. Quand on y regarde de plus près on s’aperçoit que pour un certain nombre de dirigeants le sujet reste théorique et opportuniste. Chacun y va de son couplet  sans avoir soi-même expérimenté ces nouveaux outils….Beaucoup en sont encore à réduire les réseaux sociaux à un outil de communication et d’influence de masse. Certains d’entre eux vont même, sous la pression de leur direction marketing, inciter leurs employés à promouvoir leur marque sur les réseaux sociaux sans pour autant se sentir investis de cette mission oubliant par là même leur devoir d’exemple. Les excuses sont pléthore, le manque de temps étant souvent la première raison invoquée pour masquer l’inaptitude et l’incompréhension face à ces réseaux sociaux dont les usages et l’audience ne cessent d’évoluer. Les réseaux sociaux peuvent vous faire gagner en efficacité, c’est ce que j’ai appris jour après jour en utilisant les réseaux sociaux et tout particulièrement Twitter.

1- Utiliser Twitter pour une veille rapide et efficace. Celui qui possède la connaissance détient le pouvoir dit-on. La recherche d’informations et la veille sont devenues essentielles dans nos métiers. Alors dans un premier temps, avant de chercher à communiquer sur Twitter, vous pouvez l’utiliser tout simplement comme un outil de veille efficace.

Définir des listes Twitter.  Twitter vous donne la possibilité de définir un certain nombre de listes. A chaque liste vous associez des comptes twitter. Pour commencer simplement vous pouvez définir des listes comme suit :

  • Presse générérale (journaux et journaliste) : @LaTribune, @LesEchos,EconBizFin,@HarvardBiz, @sandrinecassini, @alicanth …
  • Presse spécialisée : @pressecitron,@ZDNet, @Alliancy_lemag,@MondeInformatique
  • Votre entreprise : compte twitter de votre entreprise et comptes d’employés de votre entreprise
  • Sociétés de votre secteur d’activité: comptes Twitter des entreprises ayant la même activité (souvent vos concurrents)
  • Votre Ecosystème : les comptes des sociétés qui travaillent dans le même environnement que votre entreprise, qui sont complémentaires ou partenaires
  • Thématiques : Les comptes de personnes tweetant sur des thématiques qui vous intéressent. Dans mon cas j’ai des listes comme : numérique, réseaux sociaux, IoT, Big Data, Cloud ….
  • Personnes d’intérêt : des personnes que vous connaissez et qui font autorité dans leurs domaines.

Pour vous tenir informé il vous suffit ensuite chaque matin de regarder les listes « presse générale » et « presse spécialisée » pour avoir immédiatement votre revue de presse. Si vous avez besoin d’informations sur le « big data » vous cliquez sur la liste « big data ». Vos listes vont devenir de plus en plus pertinentes en y ajoutant des comptes Twitter d’influenceurs qui sélectionnent du contenu de qualité. Cela peut se faire dans un second temps et nécessite un peu plus d’habitude.

Rechercher du contenu grâce au hashtag.  Toujours pour vous faciliter la recherche d’informations, une autre méthode consiste à trouver du contenu en associant un hashtag ( # ) à un mot. Vous pouvez soit rechercher un mot, par exemple #cloud, un évènement ou une conférence. Le hashtag #PJLRenseignement par exemple vous indique tout ce qui concerne la loi sur le renseignement. Cela vous permet d’accéder à du contenu et de découvrir les personnes qui communiquent sur ces sujets.

A saluer des initiatives comme celle de la journaliste @EmmanuelleL9 qui chaque matin a réussiflashtweet à instaurer un rendez-vous d’une demie heure avec ce qu’elle a appelé le #flashtweet. Dix tweets de 7h30 à 8h sur des sujets qu’elle a sélectionnés. En quelques semaines elle a créé une petite communauté de fidèles présents tôt le matin. Pour les lèves tard il suffit de faire une recherche sur #flashtweet pour retrouver tout le contenu. Vous vous apercevrez que sur chaque thème ils existent de véritables communautés d’intérêts. Au fur et à mesure on identifie les personnes dignes de confiance qui sélectionnent de la bonne information. Ces personnes travaillent pour vous, il faudra penser un jour à les en remercier en leur proposant à votre tour de l’information pertinente.

2- Partager l’information c’est l’augmenter.Une fois l’étape de la veille maitrisée je vous engage à passer à l’étape suivante qui consiste à partager l’information. C’est le principe même de Twitter, le partage et l’échange qui conduisent naturellement à l’interaction. Là encore c’est simple pour débuter. A chaque fois que vous lisez un contenu qui vous semble pertinent et intéressant, appuyez sur le bouton Twitter. Le contenu sera alors partagé sur Twitter ( à condition d’avoir un compte bien sur)  avec le titre de l’article et le lien associé. Cela contribuera à associer votre nom à vos thèmes préférés. En prenant confiance avec l’outil vous pourrez ensuite commenter de l’information et l’adresser à une personne que vous savez intéressée par le sujet en mentionnant son compte twitter dans votre tweet. Un premier pas vers l’interaction est en train de se faire.

3- Twitter vous amène à rencontrer des personnes dignes d’intérêt.Avec la pratique vous commencerez à dialoguer avec d’autres « twittos », pour les remercier d’avoir retweeté votre information ou pour commenter leurs tweets. La confiance venant vous augmenterez les interactions en utilisant les DM (direct message). Un outil qui peut se révéler là encore très utile pour provoquer des rencontres ou aider à bâtir un écosystème. Les possibilités sont nombreuses. A titre d’exemple @fcauchi à provoquer des #aperotweets.

aperotweetUne rencontre conviviale dans un café avec quelques personnes actives sur twitter et l’auteur d’un livre. C’est ainsi que j’ai rencontré Pascale Luciani Boyer (lire le billet sur ce sujet).Grace à Twitter j’ai pu rencontrer des personnes intéressantes qui m’ont fait progresser dans la connaissance et aider à bâtir d’autres relations . Mon nombre de followers s’est ainsi accru naturellement .

Ne nous arrêtons pas à des préjugés ou aux mauvaises utilisations de twitter (il en existe bien sûr). En évitant les sujets polémiques et en restant sur les thèmes qui vous sont chers on découvre avec un agréable plaisir des personnes passionnées avec une forte envie de partager. En goûtant aux plaisirs de Twitter vous comprendrez mieux comment fonctionnent ces fameux réseaux sociaux et pourquoi des sociétés comme IBM ont signé des accords avec Twitter.(lire IBM et Twitter avancent ensemble vers l’économie de la donnée.)

lire également: Twitter puts trillions of tweets up for sale to data miners 

 

 

 

Les réseaux sociaux montrent la voie de l’économie de la donnée.

La vente des données produites sur les réseaux sociaux est devenue un business à part entière qui transite par des revendeurs de données comme Gnip et DataSift. Ce modèle économique donne un avant-goût de l’économie de la donnée que toutes les entreprises devront maitriser à l’avenir.

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La donnée est l’un des nouveaux moteurs de l’économie et les acteurs des réseaux sociaux l’ont bien compris. Ce sont toutes de jeunes sociétés (Linkedin est apparue en 2003, Facebook en 2004 et Twitter en 2006) mais elles sont déjà bien conscientes d’avoir de l’or entre les mains. En tant qu’utilisateur des réseaux sociaux nous n’avons accès qu’à un faible pourcentage de cette mine d’or. Dans le cas de Twitter par exemple, sur les 500 millions de Faveeo illust 1tweets échangés par jour, seul 1% nous est accessible. Le reste constitue ce que l’on appelle le « firehose » et peu sont ceux qui ont accès directement à la totalité de ce firehose.

Pourtant ses données intéressent de plus en plus de monde, les sociétés qui se positionnent sur le créneau du « social media analytic » ou de la « social media intelligence » et les entreprises de plus en plus nombreuses à vouloir connaitre ce que l’on dit sur leur marque ou qui souhaitent déceler les tendances au travers des conversations sur les réseaux sociaux.

Le rôle incontournable des revendeurs des données de réseaux sociaux. Pour avoir accès aux informations contenues dans ces firehoses il faut passer par des sociétés qui sont certifiées revendeurs de ces données. Depuis le rachat de Topsy par Apple en 2013 il n’en reste principalement que deux : Gnip créée en 2008 puis rachetée en 2014 par Twitter et Datasift créée en 2007.  Leurs offres ne se limitent pas seulement à Twitter. Datasift collectent plus de 15 sources de données .

DataSift V1Gnip quant à lui fournit bien sur l’accès à l’historique complet des données Twitter et de plus Gnip logodonne accès :

  • aux firehoses complets des données de Foursquare, Tumblr, WordPress et d’autres
  • aux APIs publiques de Facebook, YouTube, Instagram, Google+, Flickr et d’autres.

Le niveau de détails des informations fournies par des solutions de « social media analytic » donne une idée de la richesse contenue dans ces firehoses. Pour ceux qui penseraient encore que le Big data est un concept marketing jetez un coup d’œil à tous ces nouveaux outils qui exploitent ce gigantesque gisement de données à l’aide d’algorithmes de plus en plus sophistiqués.

Les données Twitter promues au rang d’informations par la librairie du Congrès. Signe que ces conversations sur les réseaux sont des informations à part entière, la librairie du congrès américain a signé en avril 2010 un accord avec Twitter pour acquérir tous les tweets depuis 2006 à des fins d’archivage. L’acquisition des tveets se fait dans ce cas-là par l’intermédiaire de Gnip. En janvier 2013 la Librairie du Congres annonçait avoir archivé à cette date plus de 170 milliards de Tweets.

IBM a compris que les données Twitter avaient de la valeur pour lui et ses clients. IBM a annoncé également en octobre 2014 un partenariat avec Twitter pour intégrer les données de Twitter avec les services analytics d’IBM dans le Cloud. Des entreprises et des développeurs pourront ainsi intégrer les données Twitter dans de nouveaux services dans le cloud conçus avec Watson Developer Cloud or IBM Bluemix platform-as-a-service.

IBM a également été certifié en tant que “Plugged In” avec Gnip. Les produits IBM sont ainsi intégrés avec Gnip et peuvent offrir des analyses précises de clients à partir de la totalité du Firehose de Twitter, Tumblr, WordPress, StockTwits et Disqus.

La voie est ouverte à l’économie de la donnée. Les réseaux sociaux sont naturellement à la pointe de la monétisation de la donnée mais ils démontrent l’existence de modèles économiques basés sur la valeur de la donnée, sa commercialisation et sa transformation en services. Les conversations sur les réseaux sociaux, l’open data, les données des entreprises et toutes les données générées par des objets connectés (industriels ou personnel) créent une formidable opportunité pour bâtir l’économie de la donnée. Reste pour chaque entreprise, institution ou administration à imaginer les services à créer et les partenariats éventuels à monter pour y arriver

« social Media Intelligence » : un atout précieux pour les entreprises

Progressivement les réseaux sociaux modifient les modes de communications et s’imposent aux entreprises. En offrant à chaque individu de s’exprimer librement et en temps réel sur tous les sujets, les réseaux sociaux révolutionnent la relation client.

photo pour social media

8 français sur 10 utilisent au moins un réseau social. Les entreprises n’ont pas d’autres choix que de tenir compte de l’influence des réseaux sociaux et de repenser leurs prises de paroles et leurs canaux de communication. Le consommateur accorde plus d’importance à présent à ce que disent ses pairs sur le web social qu’à une communication officielle d’une entreprise ou d’une marque. Sur le web social on trouvera le meilleur et le pire, cela reflète tout simplement notre société. Plutôt que de l’ignorer, mieux vaut en maitriser les codes pour s’en faire un allié

Donner du sens aux conversations sur les réseaux sociaux avec la Social Media Intelligence . Face à ces évolutions de nouveaux métiers apparaissent comme le Social Media Intelligence. Son rôle ? Écouter  les Barometre Social media Cegos 2014conversations sur les réseaux sociaux et en analyser le contenu pour en extraire des informations utiles pour les entreprises ou les marques.

Une petite révolution en soi. Là où le marketing réalisait des études qualitatives ou quantitatives basées sur des enquêtes auprès d’échantillons de population ou de panels d’utilisateurs, nous disposons avec les réseaux sociaux de nouveaux terrains d’études quasiment illimités. On ne pose plus des questions formatées, on écoute des réactions et des opinions spontanées en temps réels. On peut collecter en continu et instantanément tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux pour être capable de réagir immédiatement à une crise, déceler les tendances du moment où bien procéder sur des analyses en profondeurs pour élaborer des stratégies marketing ou mettre en place des plans d’actions opérationnels.    ( lire l’article Social Media Intelligence : quelles tendances ?)

Fédérer l’ensemble des sources de données marketing avec la Data Management Platform. Les données en provenance des réseaux sociaux viennent s’ajouter aux CRM, Business Intelligence et autres sites web utilisés par le marketing. Les directions marketing comprennent la nécessité de gérer cette multitude de sources de données. Avec les Data Management Platform (DMP) on met en pratique les technologies du Big Data pour collecter les données le long du parcours client, centraliser les données d’audience et de campagne marketing et les compléter par des données tierces. Différents outils pourront se connecter au DMP pour exploiter et apporter du sens à ces données. On parle également de « Insight Mining » pour exprimer cette recherche de sens (tendances, opinions, crises..) dans cette masse d’informations contenue dans le DMP. Après la gestion des achats de publicité display, le rôle du DMP s’étend ainsi progressivement à la gestion du marketing digitale. On peut dès lors obtenir un meilleur ciblage de la publicité en ligne pour l’annonceur, proposer des recommandations plus pertinentes tout au long du parcours client et optimiser le marketing direct.

Les entreprises B to B trouvent de la valeur aux réseaux sociaux .  Si les réseaux sociaux sont considérés comme quasiment incontournables pour les entreprises grand public (Business to Customer) ils sont encore souvent relégués à un second rôle dans les entreprises B to B (business to business).  Pourtant certaines entreprises B to B ont démontré la force des réseaux sociaux quel que soit le produit de l’entreprise.  J’en veux pour preuve la société Maersk Line spécialisée dans le transport maritime de containers.maersk line

Difficile à priori de trouver un intérêt particulier à un produit comme un container. Pourtant à partir de 2011 Maersk a réussi à créer un élan autour de sa marque, de ses bateaux et de ses containers en utilisant les réseaux sociaux. Maersk a gagner son pari en racontant une véritable histoire sur la durée (story telling ) autour de visuels de haute qualité . Résultats une présence sur les réseaux sociaux avec un nombre de « followers » ou d’abonnés qui ferait pâlir des sociétés grands publics. En 2013 Marersk a même réussi l’exploit d’obtenir un taux d’engagement situé entre Lego et Disney.

Si l’objectif principal était de se rapprocher de ses clients, Maersk a également réalisé qu’il pouvait y gagner en termes de couverture médiatique, d’incitation à l’embauche, de notoriété et de visibilité, ainsi que de renseignements émanant de spécialistes du monde entier. Et tout cela pour un budget dérisoire au regard des résultats obtenus mais avec l’adhésion et l’engagement de la direction générale

Les réseaux sociaux souffrent encore de la méconnaissance, voire de la crainte, des dirigeants français dans ce domaine peu à l’aise dans l’utilisation de ces nouveaux media. Pourtant le mouvement est inexorable, il est dangereux de pratiquer la politique de l’autruche. Éduquons-nous et apprenons à maitriser et à exploiter ces nouveaux outils.