La Culture adopte le numérique de manière spectaculaire

Les réseaux sans fils ont ouvert la voie à la mobilité et à la géolocalisation. Les applications mobiles de nos smartphones permettent aux entreprises d’interagir en permanence avec leurs clients et leurs employés. Réalité augmentée et réalité virtuelle associées à l’intelligence artificielle exploitent ces infrastructures de réseau pour enrichir les expériences proposées aux clients et aux employées. Des grands magasins aux stades connectés, tous les secteurs rivalisent d’imagination pour imaginer de nouvelles expériences. La culture ne fait pas exception et adopte le numérique de façon spectaculaire comme le montre l’Opéra avec HPE .

La culture sublimée par la technologie.  On ne compte plus les initiatives au travers le monde qui s’approprient le digital pour nous faire découvrir la culture sous un nouveau jour. Le digital s’invite dans le processus créatif. Les spectateurs et les visiteurs ne sont plus des contemplateurs, ils vivent des expériences culturelles et interagissent avec les œuvres et leurs créateurs. Un profond mouvement de modernisation traverse le monde de l’art et de la culture. Il y avait urgence car le numérique à bouleverser les habitudes. Les jeux vidéo et le cinéma créent des mondes imaginaires plus vrais que nature. Le spectateur est devenu consommateur. La culture devait se moderniser pour capter l’attention d’un public sollicité par tous ces divertissements numériques. Les nouvelles propositions culturelles surprennent et étonnent nos sens. Elles adoptent les codes du numérique pour séduire, inventer de nouvelles formes artistiques et démocratiser la culture.

Salvatore Dali revit grâce à l’intelligence artificielle. Après avoir utilisé la réalité augmentée pour enrichir la découverte des œuvres monumentales de Dali (Masterworks), le musée Dali de Floride a franchi un cap en ayant recours à l’intelligence artificielle pour faire revivre Salvatore Dali dans le cadre de l’exposition « Dali Live ».  L’artiste s’affiche grandeur nature sur des écrans interactifs, dialogue avec les visiteurs et va même jusqu’à se prêter au jeu des selfies.  Bientôt ce seront les personnages figurant dans les œuvres qui prendront vie. Des vidéos de la Joconde tournant la tête, bougeant les yeux et ouvrant la bouche de manière naturelle sont déjà disponibles sur internet. L’interaction avec les œuvres devient encore plus incroyable quand la technologie se joue de nos sens et nous transporte au cœur des œuvres. C’est un voyage dans le passé et dans l’espace rendu possible par la réalité virtuelle et les solutions immersives. La cité de l’art et de l’architecture nous invite ainsi à nous téléporter, équipés d’un sac à dos et d’un casque de réalité virtuelle, dans la pyramide de Kheops en taille réelle pour l’explorer pendant 25 minutes.

L’Opéra national de Paris met en scène la technologie. En scène ou en coulisse la technologie est désormais omniprésente à l’Opéra National de Paris. La technologie intervient dans le processus créatif, favorise la transmission de la culture et ouvre l’art à un public plus large et diversifié. Un partenariat a été signé entre HPE et l’Opéra National de Paris pour équiper tous les espaces publics de l’Opéra d’une solution Wifi de nouvelle génération afin de proposer une expérience amplifiée avec des contenus interactifs et ludiques sur site et à l’extérieur des théâtres. Grace à ces infrastructures de réseau sans fil, l’Opera propose des spectacles novateurs sur Internet. La « 3 ème scène » est un lieu virtuel que les artistes peuvent s’accaparer pour créer des œuvres originales s’inspirant de celles de l’Opéra. Le film « Le Fantôme » par exemple s’approprie le mythe du fantôme de l’Opéra en lui apportant une touche de modernité avec un ton décalé qui mêle l’univers de la banlieue et celui de l’Opéra. Une manière d’ouvrir la culture sur d’autres horizons et d’atteindre là encore de nouveaux publics.  L’Opéra propose aux nouvelles générations nées avec le digital (les « digital natives ») des spectacles « Trans media » qui adoptent les codes et les technologies des jeux vidéo. Peter Pan est la première création de ce type. Les chanteurs, dotés de bracelets connectés, interagissent avec des décors virtuels qui évoluent sans cesse. Les spectateur, grâce à une application téléchargée sur leur smartphone, deviennent partie intégrante du spectacle. En fonction des scènes ils reçoivent sur leurs téléphones portables des effets sonores et lumineux et sont invités à participer à un jeu vidéo collectif lors de deux scènes. 

La qualité d’expérience d’un visiteur de musée, d’un patient de l’hôpital ou d’un consommateur d’un magasin dépend des performances des réseaux sans fil tel que celui mis en œuvre à l’Opéra par HPE Aruba.  C’est sans doute ce lien fort entre expérience client et réseau sans fil qui explique la position d’Aruba comme leader dans le cadran magique du Gartner. Alain Carpentier Directeur des ventes internationales Aruba nous en dira plus lors de son intervention à HPE Discover More qui se tiendra le 26 novembre à la Seine Musicale de Boulogne Billancourt. #HPEDiscoverMore #Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

Au secours Darwin, le monde est devenu numérique !

Le jeudi 24 mars au Musée de l’Homme, Vincent Magnon annonçait « SPIE ICS » le nouveau nom de l’intégrateur (anciennement SPIE Communications). Un lieu parfaitement adapté pour nous sensibiliser à la nécessité d’évoluer dans un monde qui devient numérique.  Une évolution mise à l’honneur par l’intervention de Pascal Picq, paléoanthropologue, qui incite les entreprises à s’inspirer des théories de Darwin pour s’adapter au monde d’aujourd’hui. A la fin de la soirée SPIE ICS avait eu la bonne idée de nous offrir son *livre « S’adapter et innover pour survivre ». Un ouvrage qui propose des pistes de réflexions intéressantes pour s’adapter.

Darwin Lamarck

La France s’est modernisée sous l’influence de Lamarck. Appliquer les théories de l’évolution à l’entreprise est-ce vraiment réaliste ?  En y regardant de plus près notre société IMG_4302moderne a émergé aux 18 ème et 19 ème siècles en même temps que les théories de l’évolution. Les entreprises sont comme des espèces et n’échappent pas aux mécanismes de l’évolution. L’ évolution se fait dans la confrontation entre les facteurs internes de l’entreprise et les facteurs externes et environnementaux. Les espèces, les sociétés et les entreprises ont des capacités à évoluer contraintes par leurs histoires que l’on appelle  souvent aujourd’hui « ADN ».  La France a une culture d’essence Lamarckienne contrairement aux Etats Unis. Cette culture considère que l’évolution se fait de manière verticale et par secteur. Une conception qui  à façonner la société française et tout particulièrement les grandes administrations, les entreprises et l’enseignement. On raisonne par filières et par amélioration des filières existantes. Cette vision fonctionne bien dans une époque de croissance comme celle qui a contribué à moderniser la France après la seconde guerre mondiale avec les trente glorieuses. Ce système peut malheureusement brider l’innovation car il consiste à innover des produits dans des filières bien établies. Selon Pascal Picq ces années prospères nous ont fait oublier que nous étions dans un monde darwinien et que pour s’y adapter il fallait que les entreprises deviennent darwiniennes.

L’entreprise darwinienne mobilise les mécanismes de l’innovation. Pascal Picq n’oppose pas modèle lamarkien et modèle darwinien. Le modèle lamarkien a d’ailleurs accouché de belles réussites comme Airbus mais selon lui il s’agit plus de développement que d’innovation. Dans un contexte numérique ou la nécessité d’innover et de se réorganiser rapidement est criante, le point de vue de Pascal Picq est intéressant car l’entreprise darwinienne est une entreprise qui s’adapte aux changements en mobilisant les mécanismes de l’innovation. Ses capacités d’adaptation reposent sur l’aptitude à réorganiser ses processus internes et à comprendre les changements du monde externe quitte à abandonner certains Picq dedicaceacquis. L’innovation darwinienne  consiste à produire de la diversité sans présumer des avantages et des inconvénients. C’est par la suite qu’on procédera à une sélection. Pour innover il faut laisser la place à la créativité et au hasard sans rechercher à tout prix le résultat et la rentabilité immédiate. Ce mode d’innovation fait appel à la « serendipidity », un terme qui n’a pas d’équivalent en français que l’on pourrait traduire par « faire par hasard des découvertes heureuses ». Cela impose d’accepter l’échec ce qui n’est pas nécessairement dans la culture française. Pascal Picq cite l’exemple des biocarburants. Plutôt que de rechercher des nouveaux modes d’économie d’énergies on a tenté de développer la production agricole de plantes destinées à produire des hydrocarbures. A évoluer dans sa propre filière on perd en créativité et on se voit dépasser par des entreprises venues d’ailleurs. « On ne change pas une équipe qui gagne » ? C’est certainement vrai lorsque rien ne change, mais dans un environnement qui évolue cette forme  d’immobilisme peut se révéler désastreux. Evoluer dans le monde d’aujourd’hui nécessite de casser les silos qu’ils soient organisationnels, culturels ou technologiques. Place à la diversité.

Et si nos entreprises françaises étaient devenues darwiniennes. La dernière édition du livre de Pascal Picq date de 2014. Depuis les entreprises françaises ont commencé à réagir à la vague du numérique stimulées en cela par les barbares du web et les startups disruptives. Certes l’inertie liée à l’organisation des grandes entreprises est réelle et culturellement nous sommes plus enclins à  réglementer qu’à libérer la créativité. Pourtant de nombreuses initiatives, la Frenchtech en tête, nous donnent des raisons d’espérer. Nos entreprises commencent à collaborer avec des startups pour gagner en agilité et regagner du terrain dans l’innovation. Des écosystèmes se forment démontrant que dans ce monde numérique le besoin de collaborer est impératif. Sommes-nous devenus pour autant darwiniens ? Je ne saurai pas répondre à la question mais j’ai retenu qu’il est plus que jamais nécessaire de s’adapter et d’innover.

*Le livre de Pascal Picq : « Un paléoanthropologue dans l’entreprise  – S’adapter et innover » pour survivre est paru aux éditions Eyrolles

lire également le billet Le numérique dans la chaine de l’évolution au Museum de l’histoire naturelle

Plus d’emplois dans le numérique en Ile de France grâce à l’attractivité de la région

La création d’emplois dépend du développement économique de la France. En bouleversant l’économie, le numérique est devenu incontournable dans ce développement et représente un enjeu majeur pour le pays et ses entreprises. Pour attirer des acteurs du numérique, la France possède de nombreux atouts qui devraient accroitre son attractivité mais là, comme ailleurs, la compétition est rude. La France et ses régions doivent monter au créneau pour inciter les sociétés étrangères à s’installer en France. En Ile de France, au sein de « Paris Region Entreprises », Cécile Delépine s’attèle avec passion à cette mission

C Delepine Blog

Paris Region Entreprises (PRE) : contribuer au développement économique de l’Ile de France.  De nombreux acteurs économiques travaillent au développement économique de la France que ce soit au niveau national ou régional. Chaque région met en place des structures pour accélérer et faciliter ce développement. En Ile de France  « Paris Region Entreprises » est l’agence de développement économique de la région avec pour mission:

  • Attirer et implanter en Île-de-France les entreprises étrangères à potentiel de croissance et d’emplois ;
  • Accompagner les entreprises franciliennes dans leur développement économique ;
  • Fédérer les acteurs et les écosystèmes.

La création d’emploi dépend pour une part de la capacité de la France à attirer des entreprises étrangères pour qu’elles s’implantent et se développent sur le territoire. La région Ile de France possèdent de nombreux atouts encore faut-il qu’ils soient connus et reconnus à l’extérieur de la France. Sur ce terrain comme ailleurs, il y a compétition entre les pays pour faire valoir leurs avantages. Au sein de PRE, la direction de la promotion et de la prospection internationale est organisée par filières. L’une d’entre elles concerne les technologies numériques.

Une filière dédiée aux technologies du numérique pour l’Ile de France. Depuis 2011 Cécile Delépine s’occupe de la filière « logiciels d’entreprises » et plus spécifiquement sur le cloud, le Big Data, les plateformes IoT, le machine learning, les smart machines, l’open source et la cyber-sécurité. Une fonction clé qui demande de l’engagement et de la polyvalence dans une époque où le numérique est perçu comme un enjeu majeur pour les entreprises et l’économie. Pour qu’une société étrangère crée des emplois en Ile de France, Cécile doit les identifier, les attirer en Ile de France et les accompagner dans leur développement.

1-      Identifier à l’international les sociétés à fort potentiel : Son rôle consiste tout d’abord à analyser les bassins d’innovation à l’international. Comprendre ou se crée l’innovation et quelles sont les sociétés à forte croissance capables de créer de l’emploi. Cécile se livre à un véritable travail d’analyste. Elle scrute les études et les rapports, participe aux conférences et surveille ce que font les autres pays européens en matière d’attractivité dans le numérique. Il lui faut à la fois de la méthode et de la rigueur mais également de l’intuition pour déceler les tendances et les sociétés qu’elle va cibler. Elle doit vérifier que le potentiel d’innovation et de développement des sociétés identifiées soit en phase avec la maturité et les capacités du marché francilien. Il faut également s’assurer que sur le domaine concerné il y ait de la place pour un nouvel acteur.

2-      Attirer les sociétés étrangères. Après le métier d’analyste, Cécile endosse le métier de commerciale. Son « produit » c’est la région Ile de France et pour le vendre elle doit aller à la rencontre de ses prospects. Elle peut s’appuyer en partie sur les bureaux étrangers à San Francisco, Boston, Shanghai et Tel Aviv. Elle accomplit des missions ciblées à l’étranger pour rencontrer ces sociétés dans leurs locaux quand elle a réussi à obtenir un rendez-vous. Sinon elle prend des contacts dans les salons et les conférences pour provoquer les rencontres. Elle n’hésite pas à monter sur scène pour prendre la parole, comme elle le fera au mois d’Avril à Londres pendant le Cloud Expo, et s’exprimer sur «  Why is the Paris Region good for DataCenter development and Cloud technologies’ adoption ? ».  La région Ile de France a de bons arguments, elle en est convaincue et elle le fait savoir:

  • 3ème plus forte concentration au monde des entreprises Fortune 500.  La Région Ile de France est la première en Europe devant Londres. Tous les grands groupes et tous les secteurs d’activité y sont représentés.
  • La région francilienne possède les compétences clés du numérique. La qualité des écoles d’ingénieur et l’excellence française dans des domaines comme les mathématiques sont reconnues. Facebook ne s’y est d’ailleurs pas trompée en ouvrant un centre de recherche à Paris pour l’intelligence artificielle.
  • Un environnement stimulant pour l’innovation. Les pôles de compétitivité, Cap Digital et Systematic dédiés à la transformation et l’innovation numériques agissent comme des catalyseurs de créativité et d’innovation et ambitionnent de faire de la région Ile de France l’une de références mondiales du numérique. Paris R&DLes sociétés étrangères s’implantant en France pourront bénéficier de cet environnement dynamique pour se développer.

3-      Accompagner les sociétés dans leur développement. Le succès n’est au rendez-vous que si les sociétés réussissent leur développement et créent de l’emploi en Ile de France.  A ce stade Cécile devient « Business Developer ».  Rapidement la société doit identifier son écosystème, bâtir son canal de vente et établir des partenariats. Créer le cadre favorable aux rencontres et aux échanges font partie des missions de Cécile. Elle travaille par exemple avec EuroCloud à la préparation d’un évènement pendant la CloudWeek à Paris début Juillet pour réunir des sociétés étrangères et des sociétés françaises (Intégrateurs, Fournisseur de Cloud, Directeurs informatiques etc..).

Cécile garde toujours en tête l’objectif de sa mission : créer des emplois. Elle suit d’ailleurs avec intérêt les chiffres du Financial Times sur les Foreign Direct Investments ou FDI pour ajuster ses axes de travail avec la réalité des implantations, le montant des investissements et le nombre d’emplois créés. Avec une telle ambassadrice on est sûr que les atouts de la région sont présentés avec brio.

Pour en savoir plus je vous conseille la lecture de l’édition 2016 des Paris Region Key Figures qui présente les chiffres clés de l’économie francilienne (en anglais uniquement).

La France a besoin de ses géants du numérique

L’étude réalisée par Viavoice pour la Revue Civique  portant sur le « patriotisme numérique » posait le débat organisé le 18 février avec Nicolas Bouzou et Robin Rivaton. Deux économistes et essayistes qui essayent de bousculer les idées établies avec intelligence et passion. Face aux incertitudes de l’emploi un constat s’impose : la France a besoin de ses champions du numérique

Le numérique n’est pas un secteur, c’est une innovation multi usages. Elle touche tous les secteurs. C’est ce qui caractérise une révolution industrielle. Plutôt que le mot numérique assez restrictif N. Bouzou préfère l’acronyme NBIC plus explicite. Il montre la convergence de plusieurs domaines (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives) qui déclenche une révolution technique, économique, sociale, politique et philosophique. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une révolution concerne le monde entier. Tout le monde y participe que ce soit en tant que marché ou de consommateur. Rappelons-nous que le plus grand nombre d’utilisateurs de Banques à distance se trouve dans l’Afrique subsaharienne.

La création d’emplois par le numérique sera plus forte que la destruction. Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, l’étude Viavoice montre que les français pensent majoritairement que les entreprises du  numérique (qui sont exclusivement sur internet) créent plutôt de la croissance et des emplois dans leur pays. Une opinion qui rassure Nicolas Bouzou car comme toute révolution, la révolution numérique est destructrice d’emplois. Un phénomène qui s’accompagne généralement de la peur de détruire l’organisation existante et de nombreux emplois et qui paralyse beaucoup de nos politiques. Pourtant le sujet est celui de la mutation, pas celui de la fin de l’emploi. Selon Nicolas Bouzou l’emploi reste illimité. La création sera plus forte que la destruction mais inégalement répartie.  Pour en profiter il faut aller de l’avant et se focaliser sur « un monde qui émerge et non pas sur l’ancien qui s’effondre ». Une note d’analyse de France Stratégie intitulée  « Comprendre le ralentissement de la productivité en France » vient confirmer les propos de N. Bouzou en indiquant que « le processus de destruction créatrice » de l’économie française, c’est-à-dire sa capacité à réallouer le travail vers les entreprises les plus productives, est moins intense en France qu’aux États-Unis ou en Allemagne par exemple.

La nécessité de créer des géants français du numérique. Pour Robin Rivaton il faut faire attention à la sur sectorisation avec le numérique, le numérique ne doit pas devenir un secteur en soi mais bien être adopté par tous. Une entreprise qui n’aura pas entamé sa mutation numérique est condamnée à mourir. La France pour réussir doit se doter de géants de Bezou Rivaronnumérique ou tout du moins mettre en place un contexte favorable car comme le rappelle Robin Rivaton,  les géants du numérique provoquent des effets d’échelle et de cascade. Restreindre les emplois créés aux seuls emplois de ces géants du numérique est très réducteurs. Autour d’eux se crée un large écosystème créateur d’activité et d’emplois que les géants du numérique contribuent à irriguer. Ces entreprises possèdent également de grandes capacités de recherche et de développement localisées généralement là ou l’écosystème est le plus développé. Les Etats unis ont leurs géants (GAFA et NATU)  et la Chine également (Baidu, Tencent et Baidu). Les GAFA à eux seuls pèsent environ 1700 milliards de $ en bourse devant les entreprises du CAC 40 qui représentent une capitalisation boursière d’environ 1200  milliards €.  Si l’Europe ne possède pas de géant du numérique cela est dû en partie aux règles de la concurrence, aux frontières et à un rapport aux temps des entreprises traditionnelles qui n’a rien à voir avec les entreprises du numériques. Le rapport au temps des « GAFA » est plus long. Ils possèdent des cash machines qui leur permettent d’investir y compris dans des projets à pertes pour explorer dans tous les secteurs l’apport du numérique. Ils acceptent les pertes et les assimilent à de la recherche fondamentale.

La régulation n’arrête jamais la technologie. Elle peut être néanmoins nécessaire dans les domaines sociaux et éthiques.  La France a déjà fait des progrès considérables ces dernières années avec la French tech et tout un réseau d’incubateurs et d’accélérateurs. Elle jouit également d’une belle notoriété en ce qui concerne les domaines des mathématiques et des algorithmes de plus en plus nécessaire dans une économie de la donnée. Des politiques publiques volontaristes permettraient de créer un environnement propice à la création d’acteurs performants et faire en sorte qu’ils restent en France. Le modèle d’affaires de ces entreprises est de croitre très rapidement. Ce sont des entreprises en réseau. Plus il y a de clients et plus les autres entreprises ont intérêt à faire partie de l’écosystème. Les NBIC forcent à revoir les modèles sociétaux.  Il faut donc pour Robin Rivaron inventer des politiques économiques novatrices qui prennent en compte les conséquences des NBIC.

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La Grande Ecole du Numérique : un réseau de formations ancré dans la réalité

A peine nommée Secrétaire d’Etat chargée de la ville, Helene Geoffroy s’est rendue en compagnie du ministre Patrick Kanner dans la structure parisienne R2K dont deux formations sont labellisées par la Grande Ecole du Numérique. Une initiative gouvernementale qui  met en lumière deux préoccupations du moment : l’économie numérique et l’emploi en France.

grande ecole du numérique les metiers

Tous les emplois du numérique ne sont pas occupés. Le numérique s‘empare progressivement de tous les secteurs d’activité et envahit notre quotidien. Comme toute révolution industrielle, cette transformation s’accompagne de destruction et de création d’emplois. Le bilan sera d’autant plus positif que l’on aura préparé la transition. Réussir la transformation numérique c’est bien sur affaire de technologies mais également une question de cultures et compétences. Beaucoup d’initiatives ont été menées avec le Conseil National du numérique et la french tech  pour que la France prenne sa place dans l’économie numérique et crée des emplois d’avenir. Pourtant 35.000 à 50.000 emplois dans le numérique cherchent preneurs. Un comble à une époque où le chômage est une préoccupation nationale et le numérique un enjeu stratégique.

Donner une impulsion politique à la formation au numérique. La France n’est pas restée inactive face au défi de la formation au numérique. Sans attendre une décision politique, une cinquantaine de structures (université, associations, entreprises collectivités) proposaient déjà des formations aux numériques sans prérequis académiques. 1500 jeunes en bénéficient chaque année. Xavier Niels et Nicolas Sadirac ont donné l’exemple en fondant en 2013 l’Ecole 42 largement médiatisée.  Un rapport intitulé : la Grande Ecole du numérique est une « utopie réaliste » a jugé qu’il était préférable de capitaliser sur ce réseau de formations déjà existant plutôt que de créer une nouvelle structure. La leçon du cloud souverain a sans doute porté ses fruits !! Restait à lui donner une impulsion politique pour passer à la vitesse supérieure. C’est ce qui a été fait avec le lancement officiel de la « Grande Ecole du numérique » GEN le 17 septembre 2015 qui doit former aux métiers du numérique 10.000 jeunes sans emploi ni formation  d’ici 2017.

Un réseau de formations labellisées sur le territoire national.  La grande école du numérique, contrairement à ce que pourrait faire croire son nom, n’est pas une école labellisation GENproprement dite  construite ex nihilo. C’est un réseau de structures de formation existantes (fabriques du numérique) sur tout le territoire. Le principe du réseau garanti que les formations sont adaptées à chaque territoire, à leur écosystème et à leurs spécificités. Une approche qui favorise la proximité sur l’ensemble du territoire entre les jeunes, la formation et les employeurs. Pour faire partie de ce réseau chaque structure doit obtenir une labellisation pour la formation concernée. La labellisation (et le financement éventuel) est accordée par formation, et non par structure, et tient compte des perspectives locales d’emploi dans le domaine concerné par la formation. A ce jour 171 formations ont été labellisées et sont proposées dans 130 fabriques du numériques .  Un budget de 5 M€ provenant du programme d’investissements d’avenir aidera 72 structures à financer le développement de leur offre de formation. Un prochain appel à projets sera lancé avant l’été, et donnera lieu à une nouvelle vague de labellisations pour atteindre l’objectif de 200 formations d’ici 2017.

La Grande Ecole du numérique doit jouer un rôle social et économique.  Au-delà de proposer des formations, c’est bien d’une dynamique économique et sociale qu’il s’agit. Tout est penser pour créer une communauté de terrain qui s’implique afin de tisser le lien entre la formation et les employeurs au niveau local et s’assurer de l’adéquation entre les formations et les besoins des entreprises. Le rapport préliminaire au lancement de la GEN référence huit famille de métiers du numérique. Le numérique étant un domaine très dynamique, la GEN a pour vocation à suivre l’évolution de ces  métiers et à contribuer à identifier les types d’entreprise les plus demandeurs de compétences numériques. Ce concept de réseau de formations donne naissance à une communauté de partenaires :

  • Les acteurs publics pour ouvrir des droits de financement
  • Les acteurs de l’éducation nationale pour ouvrir des passerelles vers des formations complémentaires
  • Les acteurs économiques pour favoriser l’insertion dans l’emploi
  • Les acteurs d’insertion pour identifier les candidats

Cette grande école du numérique semble partir sur de bonnes bases en ayant appris de ceux qui avaient su anticiper les besoins de formation aux numérique. Le concept est simple et pragmatique et présente l’avantage d’être déjà opérationnel. La valeur de la GEN repose sur la qualité des labellisations et sa capacité à s’intégrer dans le tissu économique et sociale. Souhaitons à ceux qui sortiront ce des filières de trouver rapidement des emplois enthousiasmants.

Musique et Internet: David Bowie avait tout compris

Avec la disparition du chanteur David Bowie  la musique perdait un artiste de génie qui savait multiplier les genres musicaux. Ce que l’on sait moins c’est que David Bowie était également un visionnaire en ce qui concerne le numérique. J’ai découvert qu’il avait déjà anticipé en 1999 le bouleversement qu’Internet allait provoquer dans le monde de la musique en proposant « a new construction between artists and audience ». Et lorsqu’un journaliste lui demande si Internet n’est pas qu’un simple outil, il répond avec humour : « It’s an alien life form.. ». La manière dont l’industrie de la musique a été chamboulée par le numérique est assez exemplaire car on y retrouve l’illustration de toutes les étapes d’une transformation numérique. Cela m’a donné l’envie d’en faire un billet.

Du Phonographe au streaming sur internet : dématérialisation et ré-intermédiation. Depuis le moment ou Thomas Edison a déposé le brevet du phonographe le 19 décembre 1877, le monde de la musique n’a cessé de se transformer au gré d’évolutions technologiques. Tout commença par la capacité d’enregistrer de la musique sur un cylindre. De là on donna un peu de liberté au support avec l’utilisation de disques plats. La radiodiffusion au milieu des années 1920, libérait d’une certaine façon l’écoute et favorisait la promotion de la musique.

musique numerique evolution

  • Le walkman rend la musique mobile. Avec l’arrivée de la cassette en 1963 par Philips et des premiers walkmans par Sony en 1979 la musique se transporte et s’écoute à tout moment et en tous lieux
  • Le format MP3 dématérialise  la musique . En 1995 le  MP3, conjugué à  Internet, révolutionne l’industrie de la musique. La musique s’affranchit de son support matériel.
  • La ré-intermédiation modifie l’usage de la musique. De nouveaux modes d’intermédiation apparaissent au début des années 2000 entre le consommateur et l’artiste. On peut soit télécharger un morceau de musique et l’écouter à volonté, soit utiliser le streaming pour écouter de la musique sans avoir à la télécharger.

La chaine de valeur de l’industrie musicale déstabilisée. L’industrie de la musique s’est structurée au fil du temps pour couvrir toutes les étapes entre la création par l’artiste et l’écoute de la musique par le consommateur. Sur chaque étape, des métiers ont vu le jour et des entreprises se sont spécialisées créant ainsi une chaine de valeur bien huilée.

Musique chaine de valeur

L’arrivée du numérique a fait baisser les ventes des CDs. Toute la chaine de valeur a été touchée et les modes de distribution et le de monétisation de la musique ont du être repenser.

  • Nouveaux modèles de distribution : téléchargement, streaming
  • Nouveaux modèles de consommation : Ordinateur portable, tablette, smartphone
  • Nouveaux modèles de financement : financé par la publicité, paiement à l’écoute, abonnement. Financement d’artistes par des particuliers (crowdfunding)
  • Nouveaux services : plates-formes de partage de sa propre musique (ex Soundcloud).

Les startups GAFA rentrent dans la danse. On connait désormais la chanson. Dès que l’on parle numérique sur un secteur, des startups innovantes apparaissent et les GAFA tendent l’oreille pour sauter sans attendre sur l’opportunité et fragiliser les acteurs historiques.

  • Napster en 1999 nous fait découvrir les joies des échanges en « Peer to peer » et ouvre par la même occasion la porte au piratage.
  • ITunes en 2002. Apple lance sa plateforme de téléchargement légale et devient de ce fait un fournisseur de contenus.
  • Deezer en 2007  et Spotify en2008. Nouvelle approche de la consommation de musique avec le streaming.
  • Google Play en 2012. Cela fait suite à la fusion d’Android Market, Google Music et de Google eBookstore dans le cadre d’une stratégie digitale de distribution.

 L’intelligence artificielle pour s’y retrouver dans  ce déluge de musique. Internet nous a apporté une souplesse dans la consommation de la musique et fait rentrer dans un univers infini de contenus. Il n’est plus nécessaire d’acheter un CD pour écouter le morceau ou la chanson qui nous plait. Nous avons désormais accès à tout instant à toute la musique et à tous les chanteurs du monde. Face à cette abondance, le choix devient difficile. De plus en plus le consommateur se fie aux recommandations sur les réseaux sociaux pour suivre les tendances musicales du moment. Spotify, comme de nombreuses plateformes de contenus, utilise à présent des algorithmes de recommandations culturelles pour faciliter le choix de ses utilisateurs..

Le numérique condamne la banque à innover

L’annonce récente de la négociation d’Orange avec Groupama pour acquérir 65 % de sa filiale bancaire illustre parfaitement les menaces qui pèsent sur le secteur bancaire avec la progression de l’économie numérique. Le numérique a jeté un pont entre des secteurs qui étaient autrefois bien cloisonnés et il n’y a désormais rien d’étonnant à ce qu’Orange se prépare à lancer en France  sa banque 100% mobile début 2017. Protégé par des contraintes réglementaires fortes, le secteur bancaire doit malgré tout faire face à l’appétit des géants du web, des opérateurs telecom, des acteurs de la distribution et des Fintech.

 banques dans le viseur

La banque en ligne première étape de la banque numérique.  Les banques n’ont pas échappé à l’impact du numérique. Première conséquence de l’accès généralisé d’internet, la dématérialisation des services bancaires évite au client de se déplacer dans une agence bancaire pour effectuer un grand nombre d’opérations à partir du site internet de sa banque. Si certains clients souhaitent encore pouvoir se rendre dans une agence, nombreux sont ceux qui ont adopté la banque en ligne pour la souplesse qu’elle offre. D’après la 5ème édition de l’étude Relation banques-clients réalisée du cabinet Deloitte seuls 3 % des clients ont recours uniquement aux services d’une agence. Les opérations courantes sont réalisées via les canaux digitaux avec la possibilité de contacter leurs conseillers par téléphone ou mail. Pour les opérations complexes l’agence est encore privilégiée. Les français jouent sur la complémentarité de la banque en ligne et de l’agence physique et en  2015 seuls 13% des français ont eu des contacts avec leur banque uniquement par internet.  Des banques purement virtuelles ( sans agence)  sont apparues  avec, malgré tout, la difficulté de lutter contre l’image « rassurante » d’une banque ayant pignon sur rue avec ses agences.  . La confiance est une des valeurs importantes de la banque puisqu’on lui confie notre argent sur de longues périodes. Une confiance malmenée par l’affaire des surprimes mais qui perdure néanmoins car les institutions financières sont soumises à d’exigeantes réglementations.

Banque mobile : l’ouverture sur les nouveaux usages.   Le développement de la mobilité avec le wi-fi et la 4G a entrainé la banque dans une nouvelle étape celle de la banque mobile. L’étude « mobile banking » de KPMG estime que le nombre d’utilisateurs des services de banque mobile au niveau mondial devrait doubler d’ici 2019 pour atteindre 1,8 milliards de personnes.GAFA banques Cette tendance aiguise l’appétit des opérateurs Telecom et des GAFA. Avec la mobilité il ne s’agit plus seulement d’adapter un site internet à l’ergonomie d’un smartphone mais de proposer de nouveaux usages en cliquant sur l’icône d’une application. Le smartphone entraine la banque dans l’univers des nouveaux usages et dans la course à l’innovation. La compétition prend de nouvelles formes. Les opérateurs telecom à l’image d’Orange veulent capitaliser sur leurs réseaux et leur maitrise de la mobilité pour offrir à leur client une banque mobile. Les GAFA quant à eux ne cherchent pas encore à offrir tous les services financiers mais exploitent leurs atouts technologiques et leurs gigantesques bases clients en se focalisant principalement sur les moyens de paiements  en ligne ou sans contact. En 2018, selon Gartner, 50% des consommateurs dans les pays développés utiliseront leur smartphones ou des « wearables » pour les paiements mobiles.

Le numérique pose la question de la valeur ajoutée de l’intermédiaire. Si le coût de la prestation ne parait pas justifié alors il y a fort à parier que l’on va assister à une « ré-intermédiation » qui s’appuiera sur des plateformes numériques. Le secteur bancaire n’échappe pas à la règle. La gestion des actifs par exemple est soumise à la pression des « robots advisors ». Les réseaux d’agence proposent des offres standardisées (actions, obligations, produits dérivés) qui nécessitent peu ou pas de conseil. Le numérique bouscule la encore des modèles très rentables. Le conseiller est remplacé par des algorithmes équivalents à ceux utilisés dans les salles de marché. Le client reçoit des propositions selon son profil et le niveau de risque souhaité. Que les banques se sentent ou non menacées elles doivent tenir compte de ces nouveaux usages et réagir en conséquence. Face au paiement en ligne de Paypal, les banques françaises ont répondu avec Paylib une solution gérée par un consortium regroupant plusieurs banques françaises. Un porte-monnaie électronique (S-Money) est proposé par BPCE permettant un paiement de personne à personne sur Twitter pour des montants inférieurs à 250 euros. Le 14 janvier 2016 CaixaBank a lancé ImaginBank la première banque en Espagne exclusivement mobile. En étant accessible uniquement par des « apps » mobiles et les réseaux sociaux, la banque espagnole cible tout particulièrement  les millennials, cette génération de « digital natives ». Une approche numérique volontariste avec une proposition différente qui donnera la possibilité aux utilisateurs de gérer leurs finances d’une manière autonome aidés en cela par des outils technologiques intelligents.

Les Fintech vivier d’innovations et de nouveaux usages. Les grandes innovations des services financiers viennent de l’extérieur et tout particulièrement de ces startup spécialisées dans le secteur financier qui maitrisent les technologies numériques. Elles sont par essence innovantes. Elles décryptent les nouvelles tendances et les nouveaux comportements et s’engouffrent dans ces nouveaux besoins que les banques n’ont pas su anticiper. Elles se positionnent en général sur un service bien précis comme par exemple  la cagnotte en ligne ou le virement entre particuliers. Après un round d’observation les banques ont vu l’intérêt qu’elles pouvaient tirer de ces startups pour les utiliser à leurs avantages comme un laboratoire de nouvelles idées ou une extension de leur R & D.

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Certaines banques se sont déjà rapprochées de startups en les achetant ou en entrant à leur capital. Le Crédit Mutuelle Arkéa a pris une participation dans Leetchi le spécialiste de la cagnotte en ligne et BPCE a fait de même avec Lepotcommun.fr. Le Credit Agricole et Arkea sont au capital de Linxo, un agrégateur de comptes bancaires. BNP Paribas a lancé le 17 décembre 2015 deux initiatives à destination de Fintech en France avec l’accélérateur Fintech de L’Atelier BNP Paribas et le Pôle Innovation Fintech de la Banque de Détail en France. Des initiatives qui visent  à construire la banque de demain, en s’appuyant  sur une démarche d’innovation ouverte. Dans un entretien à BFM Business Aymeril Hoang , directeur de l’innovation de la Société Générale, explique comment l’innovation et les startup sont au cœur de la transformation numérique de la banque. ( voir la vidéo de l’entretien) .

Les Fintech françaises s’organisent avec France Fintech . On compte aujourd’hui plus de 12.000 fintech dans le monde dont 36 sont devenues des « licornes » en franchissant le symbolique seuil des 1 milliard de dollars. Pour peser sur ce marché particulièrement dynamique, la France dispose depuis juin 2015 de l’association France FinTech, présidée par Alain Clot. Elle regroupe une cinquantaine de fintech françaises et a pour but de promouvoir la fintech française en France et à l’étranger et de représenter le secteur auprès des pouvoirs publics, des médias, des investisseurs, des acteurs historiques du secteur financier, des centres de recherche, etc.

Pour ceux qui s’intéressent aux fintech françaises le site de Theassets fournit une vision dynamique de l’ensemble des Fintech françaises .