HPE France se réinvente aux cotés de Picasso primitif

Ce n’est sans doute pas anodin si HPE France avait choisi l’exposition Picasso Primitif pour présenter sa stratégie. Picasso a réinventé à sa manière la vision du monde. Une forme d’innovation artistique qui bouleverse les codes et les règles. HPE se réinvente à son tour et le fait rapidement pour innover dans les infrastructures qui supporteront la croissance du cloud et de l’IoT.


Le monde va trop vite pour nous adapter : il faut se réinventer. Dans un monde en plein bouleversement, il est plus question de réinventer que de s’adapter à en croire Bruno Marion futuriste et spécialiste de la théorie du chaos. Selon lui le monde est devenu chaotique pour 3 raisons. Le nombre d’êtres humains : la population mondiale est passée de 1 milliards à 7,4 milliards en 150 ans. La connexion des individus : la moitié des habitants de la planète sera connectée à internet en 2017. Et surtout la vitesse des changements !! Il a fallu des milliers d’années pour que l’homme se sédentarise en passant de l’ère de la chasse et de la cueillette (nomade) à celui de l’agriculture (sédentaire). L’industrie et le commerce sont apparus 250 ans après l’agriculture et l’élevage. Des périodes de transition suffisamment longues à l’échelle humaine pour que l’on puisse s’adapter. La période actuelle est riche en innovations technologiques qui se succèdent rapidement. Les périodes de transition se réalisent en quelques dizaines d’années. Le cycle de transformation du monde moderne est à l’échelle d’une vie. Dans ces conditions il devient de plus en plus difficile de s’adapter. Loin de tomber dans le pessimisme B. Marion  voit dans ce chaos la possibilité de l’émergence d’un système plus complexe reposant sur un nouvel équilibre.

Cloud et IoT poursuivent la digitalisation de du monde moderne. Sans aller aussi loin dans la théorie du chaos, Gille Thiebaut, Directeur General de HPE France, voit : « un lien entre Picasso et HPE : les deux ont bouleversé leurs domaines, des précurseurs en la matière« . En termes de bouleversements il constate que la cloudification continue sa progression en devenant de plus en plus hybride et pense que l’internet des objets va accentuer la digitalisation du monde avec pour conséquence une profusion accrue des données. Une voiture autonome par exemple produira 4 Téraoctets de données par jour. L’usage de systèmes connectés va obliger à mettre en place des solutions de traitement de type Edge Computing. Il faut s’y préparer car 40% des données générées par l’IoT devront, selon G.Thiebaut, être traitées au plus près des systèmes connectés. Amener l’intelligence là où elle sera le plus efficace c’est ce que compte faire HPE avec l’approche « Intelligent Edge ».

Une stratégie qui allie innovations et acquisitions. Les acteurs de l’IT tels que HPE opèrent de profonds changements pour être plus agiles, plus pertinents et apporter plus de valeur à leur clients. Depuis la création au premier semestre 2016, HPE a progressé à grand pas avec la cession de certaines activités (la division services cédée à DXC Technology, la division logiciel vendue à Micro Focus) et surtout la réalisation de 5 acquisitions en 9 mois  (SGI, Simplivity, Cloud Cruiser, Niara et Nimble Storage)  alignées avec le cœur de métier de l’entreprise. L’innovation continue comme j’avais eu l’occasion de l’expliquer lors du lancement de Synergy (lire le billet). Pour accompagner les clients dans leur transformation avec plus de valeur ajoutée, la stratégie HPE est recentrée autour de 3 axes qui se complètent : Le cloud hybride (infrastructure, pilotage), l’Intelligent Edge (IoT, mobilité, sécurité) et les services regroupés récemment sous le nom de HPE Pointnext.

Intelligent Edge : Adapter le traitement de données à l’évolution des usages.  Visiblement le sujet passionne G.Thiebaut qui explique avec force détails comment les solutions Intelligent Edge vont renforcer l’expérience digitale dans trois domaines.

  • L’espace de travail digital : Avec l’offre Aruba, HPE met en œuvre des solutions de sécurité et de géolocalisation qui étendent les possibilités de l’espace de travail. Un bâtiment de bureaux partagés pourra par exemple proposer un service d’impression à proximité de la personne et trouver une salle de réunion disponible et la réserver en se servant d’informations en temps réel.
  • Les espaces intelligents. Les solutions de mobilité enrichissent la relation avec les clients ou qu’ils se trouvent. L’aéroport de Rio rénové à l’occasion des jeux Olympiques illustre ce qui peut être fait dans ce domaine. Les passagers s’orientent dans l’aéroport, le trafic des passagers à l’intérieur de l‘aéroport est analysé et amélioré et des offres commerciales personnalisées peuvent être envoyées en tenant compte des profils des passagers.
  • Les objets connectés: Tous les domaines sectoriels peuvent bénéficier de l’internet des objets. Gilles Thiebaut a donné l’exemple de l’agriculture et tout particulièrement celui de palmeraies en Malaisie qui ont été équipées de nombreux capteurs fournissant toutes sortes de mesures. Avec l’aide de la société Immarsat, spécialiste des télécommunications satellitaires, HPE a capturé ces données transmises par satellite sur une plateforme HPE. Ces données ont ensuite été encapsulées et mises à disposition d’application pour suivre l’exploitation des palmeraies et en améliorer le rendement.

 Les usages du numériques sont devenus une réalité et modifient notre quotiden privé et professionnel. Cela peut perturber mais c’est irrésistible alors souhaitons donc, avec l’aide des constructeurs et des entreprises, que du « chaos » cher à B.Marion émerge une société meilleure

Les développeurs au cœur de l’innovation des entreprises

Avec la frénésie du numérique, l’innovation est devenue plus que jamais un impératif pour les entreprises qui veulent continuer à progresser, voire survivre. L’économie numérique est tout aussi bien l’économie de la donnée que de l’application. Les applications de plus en plus nombreuses rythment la vie et l’activité de l’entreprise. L’innovation est directement liée à la capacité des entreprises à concevoir rapidement de nouvelles applications. De quoi justifier largement la tenue du salon DEVOXX lors duquel j’ai rencontré Michel Lara, architecte chez IBM, avec lequel j’ai pu m’entretenir.

Codeur : métier d’avenir. On a connu la vague d’externalisation des développements d’applications en Inde dans le but de faire baisser les coûts. On pourrait bien assister dorénavant à une relocalisation en France. Le code a le vent en poupe et est désormais synonyme d’innovation non seulement pour les startups mais également pour les grandes entreprises. Les méthodes ont évoluées et sont devenues agiles, les approches DevOps prônent l’intégration continue et le design thinking rapproche le développeur de l’utilisateur. L’expérience utilisateur tant recherchée aujourd’hui repose sur un niveau d’empathie qui impose une proximité physique et culturelle.  Le développeur n’est plus enfermé dans sa tour d’ivoire et collabore d’avantage avec les équipes métiers et de manière plus fréquente. Le développement se veut collaboratif. C’est à la fois le caractère stratégique du développement et cet aspect collaboratif qui expliquent en grande partie  cet engouement pour le métier de développeur en France. Le développement s’est démocratisé, il est devenu plus accessible et plus ludique et la médiatisation de jeunes développeurs ayant revendu une fortune leurs applications suscitent des vocations. Le métier de codeur semble prometteur en termes d’emplois en France dans les années à venir.

Le cloud à la rescousse des développeurs. Les applications sont plus nombreuses et d’ici quelque années l’économie numérique reposera sur près de 1000 milliards d’applications. Les applications sont les nouveaux services de l’entreprise qui doit être capable d’en produire rapidement en nombre et de les faire évoluer fréquemment dans le temps. La notion de micro services et d’APIs (Application Programming Interface) se généralise et permet de simplifier et d’accélérer le processus du développement. Il ne s’agit plus de concevoir une application comme un bloc monolithique mais comme un ensemble de micro services interconnectés. Avec sa plateforme d’innovation Bluemix, IBM a très largement œuvré dans ce sens en proposant de nombreux services dans le cloud à destination des développeurs (blockchain, IoT, cognitif etc..). Les développeurs peuvent appeler ces services grâce à des APIs et s’éviter ainsi des développements lourds et couteux pour des technologies complexes comme la blochain ou le machine learning. Ils peuvent ainsi se consacrer au développement de services métiers. Le cloud a grandement simplifié la vie des développeurs qui désormais ont accès aussi bien à des ressources applicatives que matérielles. IBM n’oublie pas les startups et a annoncé en février l’espace Scale Zone destiné à accompagner des startups confirmées dans le cadre de promotion de 11 startups pendant six mois autour d’une thématique spécifique (IOT pour la première promotion). Ces startups sont hébergées dans les locaux d’IBM à proximité des solutions métiers. L’objectif est d’aider ces startups dans leur phase d’industrialisation en leur donnant accès aux ressources de développement de Bluemix et à l’écosystème IBM.

Blockchain le futur eldorado des développeurs. Ce sont plus de 400 projets blockchain qui sont en court chez IBM au nouveau mondial et qui se justifient généralement autour de trois points : la productivité, la traçabilité et la sécurité. Après avoir mis à disposition des développeurs des services Bluemix avec du code prêt à l’emploi, des APIs et de nombreuses documentations IBM a annoncé en mars le support d’hyperledger fabric (l’initiative de la fondation Linux à laquelle participe IBM) sur les infrastructures IBM. Par la même occasion IBM a levé un frein à l’industrialisation de la Blockchain en étant capable de supporter 15.000 transactions par seconde. La blockchain intéresse de nombreux domaines : traçabilité alimentaire, traçabilité logistique, authentification de contrats ou de diplômes. Les exemples ne manquent pas et tout récemment Natixis, IBM et Trafigura ont mis au point la première solution blockchain (sur la plateforme Bluemix) applicable aux transactions de financement du commerce de pétrole brut aux Etats-Unis (lire le communiqué de presse). La durée du cycle de trésorerie et les frais de gestion de la transaction s’en trouvent considérablement réduits et les transactions offrent une plus grande transparence réduisant de facto les risques de fraude.

Par ailleurs IBM a annoncé le 20 mars 2017 un nouveau service de conteneurs sur Bluemix. Les développeurs pourront ainsi concevoir et gérer des applications plus sécurisées. Ce service s’appuie sur Kubernetes, le système d’orchestration de conteneurs open source utilisant Docker.

lire également: Blockchain : nouvelle gouvernance de la confiance pour une nouvelle économie

 

Le PDG d’IBM France explique la stratégie d’IBM avant Business Connect

La succession de nouvelles technologiques qui a pavé l’ère du numérique ouvre  la voie à d’innombrables possibilités d’innovation. Si la transformation de l’entreprise repose sur l’adoption de ces technologies, la réussite est affaire de méthodes et de rapidité. « Il est plus important d’aller vite que de rechercher la perfection ». La recherche de la perfection est désormais un processus itératif qui fait partie intégrante des méthodes de développement comme DevOps. L’enjeu porte sur la réorganisation des entreprises et pour accompagner ses clients IBM exécute une stratégie autour de la technologie et de l’industrialisation. Avant l’évènement Business Connect du 18 octobre 2016 Nicolas Sekkaki PDG d’IBM France nous fait partager sa vision.

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Le cloud et le cognitif piliers de la transformation numérique. Le cloud et le cognitif ne sont pas les seules technologies sur lesquelles travaille IBM mais ce sont sans doute celles qui constituent un socle essentiel pour  que d’autres technologies comme les objets connectées (IoT) ou la blockchain puissent exploiter pleinement leur potentiel. Le cloud d’ IBM dispose de moyens importants. L’offre d’infrastructures as a services Softlayer repose sur  46 centres dans le monde, dont un en France, et garantit ainsi la disponibilité et la performance quoi qu’il arrive. Avec Bluemix , c’est une plateforme d’innovation dans le cloud qu’IBM propose. C’est un moyen de démocratiser l’accès à des technologies complexes. On y trouve de nombreux modules à destination des développeurs d’applications (lire également Rencontre avec Anthony Cirot Directeur Cloud chez IBM France).  Il existe par exemple 32 modules rien que pour Watson, l’offre d’intelligence artificielle d’IBM. Watson est visiblement la technologie de l’avenir pour IBM qui n’a aucune envie de céder la place aux géants du web, eux aussi très actifs sur le sujet. Maitrisant le traitement de langage naturel et l’apprentissage automatique Watson concerne tous les secteurs d’activité mais son champ d’application ne s’arrête pas là. Aux Assises de la sécurité, Nicolas Sekkaki présentait  Watson dans un contexte de cybersécurité.  Le cognitif permet aux mécanismes de défense  d’évoluer grâce un système capable de comprendre et d’apprendre.En ce qui concerne les objets connectés (IoT) IBM continue à avancer ses pions. Ce mois-ci  IBM a annoncé un investissement de 200 millions de dollars, qui font partie d’une enveloppe globale de  3 milliards d’investissement décidé en mars 2015. Dans son siège mondial IoT à Munich, des laboratoires « cognitive IoT collaboratories » vont être créés pour développer des applications conjointement avec les clients. Une manière de démontrer qu’IBM place la technologie au centre de l’expérience client.

L’innovation doit être suivie par l’industrialisation. A l’évidence IBM ne veut pas se contenter d’être un fournisseur technologique. Pour partager son expérience et apporter son aide méthodologie à ses clients IBM a structuré son approche en 4 points

  1. Design thinking. Il s’agit là de se mettre à la place de l’utilisateur pour traduire un parcours client en informatique. Nicolas Sekkaki mentionne l’exemple d’Airbus. En se ibm-design-thinkingmettant à la place du chef d’escale IBM a permis d’aider Airbus à définir des offres de maintenances appropriées, de réaliser une maquette en 10 jours et de fournir une application 2 mois plus trard.
  2. Factories. A Lille IBM France dispose d’une « Factory » de 600 personnes travaillant avec des méthodes agiles et DevOps. Divisée en une factory de développement et une factory de production ce centre permet de livrer une première maquette 10 jours après l’expression des besoins par un client.
  3. Plateformes. Les entreprises doivent exploiter leur legacy (applications et systèmes existants) qui sont un réel patrimoine à condition de les ouvrir et de les sécuriser. Dans le même temps les nouvelles plateformes doivent permettre aux plus grand nombre d’introduire de l’innovation à un coût marginal en utilisant par exemple les possibilités du cloud. Ces plateformes utiliseront de plus en plus de données non structurées créées hors de l’entreprises comme par exemple avec les réseaux sociaux.
  4. Le capital  humain. De plus en plus d’entreprises travaillent avec des startups, elles leur apportent leur créativité et leur agilité. Ce mélange de compétences et de profil est enrichissant mais encore faut-il ensuite être capable de déployer dans une entreprise une solution développée par une startup. On doit définir une trajectoire entre le concept et la déclinaison concrète dans l’entreprise en en mesurant les impacts.

IBM continue à vouloir participer à la transformation de notre monde moderne de manière très concrète. C’est particulièrement le cas dans le domaine médical  avec Watson Oncology qui assiste les cancérologues dans leurs diagnostics grâce à l’apprentissage des données des patients.

Rencontre avec Anthony Cirot Directeur Cloud chez IBM France

L’abondance d’innovations technologiques a créé de nouveaux usages et amené des modèles d’affaires en rupture avec le passé. Dans ce monde en profonde mutation les entreprises n’ont d’autres choix que d’innover rapidement pour maintenir leur positon et continuer à se développer. Le numérique impose une accélération souvent insoutenable pour beaucoup. Dans ce contexte le cloud devient le moteur de l’innovation en facilitant bien entendu l’accès aux ressources informatiques mais surtout en offrant un véritable environnement d’innovation. Rencontre avec Anthony Cirot Directeur du Cloud IBM France à quelques jours de la Cloudweek 2016 à Paris.

Anthony Cirot

Le cloud incontournable pour les développeurs. Le tournoi de Roland-Garros en est un excellent exemple. L’évènement a beau se dérouler sur une courte période il faut néanmoins disposer de ressources puissantes pour développer les applications et fournir en temps réel les statistiques des joueurs qui s’afficheront sur nos écrans. Pour y arriver IBM s’est appuyé sur son offre d’Infrastructure as a service (IaaS) Softlayer et sa plateforme d’innovation Bluemix. Les données du tournoi étaient collectées sur place en temps réel dans un petit data center. Ce dernier formait un cloud hybride avec le cloud Softlayer, lui-même réparti sur quatre plaques géographiques pour assurer une totale résilience. Les développeurs mobilisés pour le tournoi pouvaient faire appel à des services cognitifs dans le cloud et effectuer toutes les opérations sur les applications en temps réel dans l’esprit DevOps.

Bluemix une plateforme pour l’innovation. Anthony Cirot préfère définir Bluemix comme une plateforme d’innovation numérique plutôt que par l’acronyme PaaS (Platform as a Service) qu’il juge réducteur. Avec 140 services Bluemix, il est vrai que l’offre est riche et les développeurs peuvent utiliser une combinaison des technologies informatiques open source les plus en vue pour optimiser leurs applications.

Bluemix innovation V1

Au-delà d’une large palette de langages de programmation, de très nombreux domaines son couverts. Cela va de DevOps aux outils cognitifs Waston en passant par la mobilité, le big data ou bien encore l’IoT. On trouve également un service Blockchain en beta. Un client peut étendre les fonctionnalités de ces applications en faisant le choix parmi des services IBM, de tiers et de communauté. Cette plateforme d’innovation se présente sous la forme d’un cloud privé installé chez le client, d’un cloud privé externe ou bien encore d’un cloud public. Bluemix peut compter sur les 25 datacenters d’IBM Softlayer pour répondre à toutes les attentes des clients où qu’ils soient. Pour dynamiser encore l’innovation, IBM dispose aussi de « Bluemix garages » dans différents pays y compris la France à Nice. Ce concept de « garage » propose des services de conseils et développement d’application sur Bluemix avec l’ADN d’une startup. Ces Bluemix garage offrent la possibilité, à des entreprises de toutes tailles, de concevoir et de créer des applications attractives via « le Design Thinking » d’IBM, le démarrage rapide et l’implémentation agile incluant notamment la mise en place de chaînes DevOps pour améliorer la qualité. Les entreprises peuvent ainsi accélérer toutes les phases du cycle de vie de conception, de développement et de distribution des applications.

IBM franchit une nouvelle étape avec des services de vidéo dans le cloud. Le marché et les attentes évoluent rapidement au gré de l’adoption des nouveaux usages comme en IBM Rolland garrostémoignent les acquisitions d’IBM totalement intégrées dans sa stratégie Cloud. Après l’achat de Softlayer en 2013 pour construire l’offre IaaS, IBM a entamé un processus d’acquisitions pour adapter et enrichir son offre. En janvier 2014 c’était Aspera pour accélérer le transfert massif et sécurisé de fichiers sur de longues distances. En novembre 2015 Cleversafe apportait le stockage objet au cloud IBM. Avec le développement de la vidéo, qui devrait représenter près de 80% du trafic internet en 2020, on ne s’étonnera pas de voir IBM s’emparer du sujet. En décembre 2015 IBM faisait l’acquisition de la société Clearleap pour offrir aux entreprises des services de vidéo à la demande en mode Software as a services SaaS. Peu de temps après, en janvier 2016, c’est au tour de la société Ustream d’intégrer l’offre Cloud d’IBM pour proposer du vidéo streaming pour diffuser aussi bien la séance plénière d’une entreprise n direct qu’un concert musical. L’arrivée de ce type de solutions vidéo dans le cloud aura sans doute un impact sur la chaîne de valeur et sur l’écosystème de la vidéo.

IBM collabore avec VMware dans le cloud. (lire l’annonce) IBM et VMware ont conçu une architecture qui permettra aux clients de provisionner automatiquement dans le cloud IBM Softlayer des environnements VMware SDDC (Software Defined DataCenter) composés de VMware vSphere, NSX et Virtual SAN.IBM vmare Une collaboration qui a du sens quand on sait que près de 100% des clients Fortune 1000 utilisent des technologies VMware. Les clients VMware pourront étendre facilement leurs workloads existants depuis leur datacenter vers le Cloud. De son côté VMware a étendu les fonctions de ses outils d’administration vRealize Automation et vCenter pour déployer et gérer des environnements dans les cloud IBM de la même manière que s’ils étaient dans le datacenter du client.

Les services dans le cloud ne cessent de s’enrichir. Le vieux débat sur le prix d’une VM dans le cloud semble dépassé. L’enjeu se situe d’avantage sur la rapidité et la qualité du développement d’applications qui permettront aux entreprises d’innover et de progresser.

 

Un antidote universel contre les ransomwares proposé par Systancia

Les cybercriminels ne sont jamais à court d’idées pour détourner la technologie à des fins malveillantes. Les demandes de rançon sous peine de paralysie des moyens informatiques sont désormais courantes. Ces fameux « ransomwares» touchent aussi bien les individus que les entreprises. Bonne nouvelle, il sera désormais possible d’ouvrir une pièce jointe d’un mail « suspect » sans risque de se faire piéger grâce à la solution de l’éditeur Systancia

ransomware

Les cybercriminels rançonnent par logiciels. Les ransomwares sont des programmes malveillants (malwares) installés sur un ordinateur aux dépends de son propriétaire qui se fait piéger en ouvrant bien souvent la pièce jointe d’un email ou en visitant un site douteux. L’utilisateur est alors averti via un pop-up que son ordinateur est bloqué et qu’il va devoir verser une rançon pour le débloquer. En 2015 ce sont près de 2,2 millions de français qui auraient déjà été victimes de ce type de cyberagression. Aujourd’hui, le premier vecteur de contamination de tous les types de virus est la messagerie, via les pièces jointes ou les liens contenus dans les messages. Certains mails sont indiscutablement des faux, d’autres créent le doute ou semblent faux et peuvent se révéler authentiques. Difficile d’en être sur sans ouvrir la pièce jointe.

Ouvrir un mail sans craindre le pire à chaque fois. Il sera désormais possible d’ouvrir la pièce jointe d’un email suspect sans risque grâce à la solution de l’éditeur de logiciels Systancia qui s’est attaqué à la pandémie des ransomwares avec une solution efficace contre toute menace reçue par e-mail.  La solution permet d’ouvrir la pièce jointe comme on le ferait avec toute pièce jointe mais en toute sécurité. Le fichier est ouvert en temps réel dans une zone de quarantaine dans le cloud hors du système d’information de l’entreprise. L’utilisateur peut donc consulter normalement sa pièce jointe, la parcourir, et s’il estime qu’il s’agit d’un faux, simplement cliquer sur supprimer. Le système effectue en parallèle une vérification pour donner un avis sur la présence d’un mécanisme viral.

L’arme contre le rançonnage : le cloud plus une zone de quarantaine. En plus d’être dans le cloud, cette zone de quarantaine est totalement étanche car les ingénieurs de Systancia ont développé un système qui ouvre la pièce jointe dans une zone sans réseau. Une caractéristique importante quand on sait que la première action d’un ransomware est d’utiliser les capacités réseau du poste de travail. Avec cette zone de quarantaine le virus reste enfermé, piégé à son tour. La grande force de la solution proposée par Systancia est d’avoir réussi la prouesse technologique de faire exister une zone de quarantaine dénuée de réseau mais localisée dans le cloud.

Une protection transparente pour l’utilisateur. Pour l’utilisateur le système est totalement transparent, il est simplement précisé que la pièce jointe est ouverte via IPdiva Protect. Pour les entreprises, contrairement aux anti-virus qui nécessitent une installation sur le poste de travail, IPdiva Protect ne nécessite aucune installation et est compatible Windows, iOS, Linux et sur tout support PC, tablettes et smartphones. L’ensemble de la solution repose sur l’association des produits, AppliDis pour la virtualisation des applications et IPdiva pour la sécurisation des accès

Lire également l’article Systancia: Ultra mobilité et ergonomie font bon ménage avec la virtualisation

Numérique  : ces tendances technologiques qui favorisent l’émergence des nouveaux usages . 

Capitalisant sur l’essor d’Internet, le numérique s’est développé par une suite d’innovations technologiques qui continue de s’accélérer. La mobilité, le Cloud, le Big Data, les objets connectés et les réseaux sociaux constituent désormais les fondations du numérique. Ces piliers interagissent pour conjuguer leurs effets et ouvrir la voie à d’autres innovations qui favorisent l’émergence de nouveaux services, de nouveaux acteurs et de nouveaux modèles économiques. Les entreprises doivent relever un véritable défi pour s’adapter à temps et ne pas être ébranlées par les Licornes.

 

L’arrivée du Web en 1989 ouvre la voie aux services en ligne. Le web rencontre un tel succès qu’en 1994 la société Yahoo voit le jour pour faciliter les recherches sur le web. Le web ouvre de nouvelles possibilités de faire du commerce en offrant une alternative aux magasins physiques. Le commerce en ligne ou e-commerce est né. De nouveaux acteurs comme Amazon en 1995 font leur apparition. On observe un des premiers effets du numérique, la dématérialisation. Progressivement Internet se substitue aux réseaux physiques d’agences, de guichets et de magasins puis s’attaque aux produits/supports eux-mêmes (journaux, musique, video ..). Certains secteurs comme la presse et l’industrie du disque ont vécu cette révolution douloureusement.

Dans les années 2000 la mobilité apporte au consommateur une totale autonomie. Le terme numérique est déjà employé dans l’électronique grand public mais c’est en 2008 avec l’arrivée de l’Iphone que l’usage du mot se généralise réellement. Avec le développement des smarphones et des tablettes, le consommateur peut accéder à Internet à tout instant. Il adapte son comportement d’achat en conséquence. Où qu’il soit il peut désormais consulter des offres, les comparer, acheter ou faire des réservations. En 2015 ce sont plus de 25 millions de smartphones qui sont vendus en France et 82,3 % des Français accèdent à internet en situation de mobilité d’après le baromètre trimestriel de la Mobile Marketing Association (MMA). Les smartphones amènent Internet dans les pays ou les réseaux filaires étaient inexistants. On doit compter environ 7 milliards de smartphones dans le monde aujourd’hui. Le taux d’équipement en smartphones et tablettes pousse les entreprises à développer dès 2008 les « applis » mobiles et à adapter leurs sites web au format de ces équipements. L’économie des « apps » se développe enrichissant tablettes et smartphones pour en faire de véritables appareils multiservices. Le « commerce  en ligne » s’étend progressivement aux « services en ligne ». De leur côté les employés, les artisans, les professions libérales équipés de tablettes deviennent plus efficaces et apportent un service amélioré, plus rapide et plus pertinent à leurs clients.

Le cloud démocratise l’accès aux ressources informatiques. Désormais quel que soit sa taille l’entreprise peut disposer d’équipements informatiques et de logiciels adaptés à ses besoins et à ses évolutions. Plus qu’une révolution technique, le cloud est une révolution du mode de consommation. Il n’est plus nécessaire de posséder un centre informatique pour développer son activité, un nouveau mode de consommation des ressources informatiques est né. Les ressources deviennent des services qu’on utilise en fonction de ses besoins. Les PME et les start-up y trouvent des ressources adaptées à leurs budgets et les grandes entreprises y voient le moyen de se libérer des contraintes de gestion d’infrastructures complexes pour consacrer plus de temps à l’innovation. Selon IDC en 2015 près de 30% des dépenses des infrastructures IT ont été réalisées dans le Cloud, soit une croissance de 24,1%.

Le Big Data et l’intelligence artificielle tirent la quintessence des données. Dans le projet loi NOE (Nouvelles Opportunités Economiques) Le ministre de l’économie Emmanuel Macron précise que les données sont la nouvelle ressource de l’économie numérique. Les ordinateurs ont fait de tels progrès que les solutions d’intelligence artificielles (algorithmes, machine learning, deep learning) deviennent efficaces et accessibles économiquement. L’abondance de contenus (texte, image, musique, video) inonde l’internaute au risque de le paralyser si dans ses choix si le machine Learning ne vient pas à son secours par des recommandations et de propositions ciblées en fonction de ses goûts. L’intelligence artificielle et big data sont à présent omniprésents. On fait appel à eux par exemple pour l’analyse prédictive du panier d’achat du consommateur, l’analyse de sentiments, la détection de fraude, l’analyse de risques bancaires ou en encore la reconnaissance du langage ou des visages. Le champ des possibles devient illimité. De nouveaux usages et de nouveaux modèles d’affaires basés sur l’exploitation des données apparaissent. « L’économie de la donnée » fait partie d’une des 9 solutions industrielles identifiées dans la phase 2 du plan pour la « Nouvelle France industrielle » lancée en septembre 2013.  La donnée constitue pour toutes les entreprises quel que soit leur secteur d’activité :

    • une matière première
    • un levier économique
    • un actif stratégique pour l’entreprise.

Les réseaux sociaux réinventent une communication de « l’ immédiateté ». Avec les réseaux sociaux la multitude s’exprime. La communication s’établit directement sans intermédiaires. L’information se consomme dans l’instant sans toujours être assimilée ou vérifiée. Des communautés se créent, des influenceurs apparaissent, des tendances se dessinent sur les réseaux sociaux. Les entreprises n’ont plus le choix, elles doivent être présentes sur les réseaux sociaux à minima pour veiller à leur e-reputation mais de plus en plus pour établir une nouvelle forme de communication pour la marque. Certaines vont plus loin, elles commencent à comprendre que les réseaux sociaux contiennent des mines d’informations et constituent des panels grandeur nature sur l’actualité et les tendances que l’on peut exploiter efficacement par le big data et l’intelligence artificielle.

Les objets connectés : une nouvelle vision de la société et du paysage industriel . L’internet des objets représente une opportunité économique pour l’Europe de 1000 milliards d’euros d’ici à 2020 selon le cabinet ATKearney qui souligne l’effet levier de l’internet des objets. Grace à des capteurs et des algorithmes sophistiqués les objets et les équipements collectent des informations, les analyses et communiquent entre eux. C’est une révolution qui touche l’individu, l’habitat, les véhicules, les transports, l’industrie, l’usine, la ville et plus globalement la société. Les technologies de cloud, de big data et de machine learning collaborent avec l’IoT (Internet of things) pour créer les nouveaux usages et optimiser les processus existants. Les chaines de logistiques sont optimisées, la maintenance des équipements (aéronautique, ferroviaire, automobile etc..) devient prédictive et l’agriculture augmente sa productivité. Les secteurs traditionnels cherchent à créer de nouveaux services basés sur ces objets connectés. Certains assureurs proposent déjà des contrats basés sur la conduite des assurés grâce à des boitiers intelligents dans les voitures ou font de la prévention de santé avec des bracelets connectés. Avec les objets communicants, Internet a bouclé la boucle : Tout et tout le monde communiquent.

Le numérique: un défi permanent à relever. Les innovations continuent : impression 3D, Drones etc… Il est important d’en mesurer les effets sur les processus existants. En novembre 2009, dans un rapport intitulé « La nouvelle grammaire du succès : La transformation numérique de l’économie française » Philippe Lemoine identifie les effets du numérique sur l’économie : l’automatisation – la dématérialisation – la désintermédiation/ré-intermédiation. 8 effets de la transformation numérique V2Maitriser les nouvelles technologies, repenser les usages, refonder l’organisation…La transformation numérique est un projet complexe pour les entreprises. Elles n’ont cependant pas le choix, les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber) ont ébranlé l’économie traditionnelle et fait des émules. En un an nous sommes passés de 40 Licornes (startup ayant franchi le milliard de $) à 130. Elles ne souffrent d’aucune contrainte et débordent d’imagination. Les entreprises semblent avoir mesuré le risque et n’hésitent plus à s’allier avec des startup, voire à favoriser leur émergence via des incubateurs, pour gagner en agilité et en innovation. Le Conseil national du numérique, dans son rapport de janvier 2016 intitulé « Les nouvelles trajectoires » , affirme que la période que nous traversons est celle d’une évolution systémique, exceptionnelle et rarement connue dans l’histoire de l’humanité. Une raison de plus de s’adapter rapidement.

Les objets connectés pourraient avoir besoin du Fog Computing

Les objets connectés de types industriels amènent à repenser l’utilisation du Cloud. Pour analyser efficacement ces données volumineuses générées en flux continu certains ont imaginé un traitement local au plus près de groupes d’objets sur le principe du Fog Computing

 Fog Edge Computing

Avec 50 milliards d’objets connectés en 2020 il va falloir repenser l’usage du Cloud.  Les objets connectés sont déjà très largement répandus et s’emparent progressivement de tous les secteurs. Le grand public y voit le moyen d’améliorer la vie quotidienne alors que les entreprises les utilisent déjà pour contrôler et améliorer les processus industriels et proposer de nouveaux services. Les villes et les véhicules deviennent intelligents en utilisant différents types de capteurs. Nous n’en sommes qu’aux prémisses, les technologies existent reste à imaginer des usages qui répondront à de véritables attentes ou qui apporteront une véritable valeur ajoutée. Cette capacité à rendre intelligent notre environnement est liée à ces capteurs qui se multiplient, aux données collectées par ces capteurs et à la rapidité de traitement de ces données. Le triptyque objets connectés, big data et Cloud deviendra incontournable pour transformer cet univers d’objets connectés en systèmes intelligents

 Le flux continu de données générées par les objets industriels va challenger les réseaux. Le Cloud est un moyen simple et souple pour traiter de manière économique cette masse de données qui ne va cesser de s’amplifier avec le temps et les nouveaux usages. On oublie cependant la particularité des objets connectés qui dans de nombreux cas vont se trouver disséminés géographiquement de façon plus ou moins dense pouvant créer par endroit des concentrations d’objets. Dans le cas de l’internet industriel et du Machine to Machine (M2M) on pourrait être face à une densification d’équipements connectés générant des volumes d’informations importants en flux continu. La question du traitement efficace de ces informations se pose alors. Transférer la totalité des informations pour les traiter de manière consolidée dans un cloud peut solliciter abusivement les infrastructures réseaux et créer des contentions et des problèmes de performances incompatibles avec le besoin de prise d’actions en temps réel.

 Le fog Computing en complément du Cloud. Certains ont donc imaginé une manière différente de gérer ces flux d’informations. Plutôt que de tout traiter dans un cloud centralisé pourquoi ne pas assurer tout ou partie du traitement au plus près des objets. C’est le principe du « Fog Computing » ou du « edge computing ». Cette nouvelle tendance technologique amène l’intelligence dans les équipements d’extrémité de réseau en embarquant des logiciels d’analyse vidéo, de traitement local de processus et permet de connecter des matériels complémentaires comme lecteur de badges, antenne LoRa etc… Le fog computing n’a pas pour vocation à remplacer le cloud mais à le compléter en offrant des réponses locales à l’analyse de données en temps réel, à l’identification des données utiles à renvoyer vers le cloud ou bien encore à la résilience de l’exploitation locale en cas de perte de connexion avec le cloud.  Certains estiment que d’ici 2018, 40 % des données générées par l’IoT seront traitées dans le fog.

A titre d’exemple l’éditeur français Quasardb a déjà adapté sa base de données de type NoSql pour proposer un modèle embarqué de sa base de données dans le contexte de fog computing.

 Le Fog Computing pour sécuriser le réseau ferroviaire américain. En 2008 le congrès américain a souhaité que la technologie Positive Train Control (PTC) soit déployée dans près de 20.000 trains et 65.000 rails sur le territoire américain d’ici 2020 (voir le plan de déploiement).  Ces équipements embarqués contrôlent la vitesse des trains et leurs mouvements pour éviter les risques de collisions.

PTC Video

 

Le système nécessite une base de données des équipements ferroviaire relié à un système de navigation temps réel. Les systèmes de Fog Computing donnent la possibilité d’analyser et de décider en temps réel quelles données doivent être transmises vers le cloud et qu’elles sont celles qui peuvent être supprimées ou stockées. Les opérateurs sont alertés quand les données fournies par les capteurs divergent des normes. Le temps de réaction est accéléré et le réseau ne subit pas de congestion.

Informations complémentaires: L’illustration est tiré du document « Attaining IoT Value: How To Move from Connecting Things to capturing Insights Gain an Edge by Taking Analytics to the Edge » . Dans ce document figurent un certain nombre d’éléments chiffrés.