Numérique et assureurs : un rôle de conseil renforcé

Le monde de l’assurance n’a pas échappé à la vague numérique. Certaines tâches vont peu à peu s’automatiser et les offres commencent à prendre en compte les nouveaux usages et les nouveaux risques liés au numérique. Dans ce contexte l’assureur est plus que jamais un conseiller. Karine Lazimi Chouraqui Agent Général à Paris 8ème, explique avec passion pourquoi le numérique renforce le rôle de l’assureur et  la relation humaine.

 Avec l’automatisation l’assureur peut se consacrer à son métier de conseil. Karine a compris très tôt les nouveaux enjeux de l’assurance dans un monde digital. photo-karine-lazimi-chouraquiElle bénéficie d’une forte culture numérique acquise au sein d’Allianz France. Son parcours parle pour elle. En charge de l’innovation, des réseaux sociaux, de la ereputation, elle a très vite compris que les usages changeaient et qu’avec le numérique de nouveaux risques apparaissaient. Elle voit dans le numérique une opportunité de valoriser encore d’avantage le rôle de conseil de l’assureur. Loin de réduire sa mission, l’automatisation va contribuer à décharger l’assureur des tâches qui ne requièrent pas de valeur ajoutée. Beaucoup de choses se font déjà de manière automatisée dans l’asset management et dans la gestion des profils à risques.

Repenser responsabilités et protection juridique à l’aune du numérique. L’économie numérique est liée à une exploitation optimisée d’une multitude de données au travers d’applications de plus en plus nombreuses. Cela ouvre d’énormes possibilités mais expose les entreprises à des risques nouveaux ou amplifiés par le développement du numérique.

  • Les cyberattaques concernent tout le monde. La presse s’en fait régulièrement l’écho. Les cyberattaques se multiplient et les préjudices peuvent avoir des conséquences dramatiques. Avec le développement du Big data et de l’intelligence artificielle, toute action délictueuse sur les données fait peser un risque qui ira croissant sur l’activité de l’entreprise et sur sa responsabilité.
  • La réputation de l’entreprise est devenue un sujet sensible. Avec le développement des réseaux sociaux la réputation d’une entreprise peut rapidement être mise à mal et nécessite de réagir rapidement. Ne pas être sur les réseaux sociaux ne dispense pas les entreprises de se soucier de leur ereputation. La ereputation ne se limite pas un problème de communication, la protection juridique dans ce domaine est souvent nécessaire et doit être adaptée au risque
  • L’économie de partage redéfinit les responsabilités.  L’économie numérique a donné naissance à de nouveaux modèles d’affaires basés sur des plateformes technologiques mettant en relation des particuliers pour transporter des biens à l’exemple du covoiturage. Cela pose le problème du partage de responsabilités. Tout récemment Karine a développé une offre en inclusion pour son client PostTrip pour tenir compte de ces enjeux de responsabilités. PostTrip propose de trouver des voyageurs de confiance pour transporter des objets à moindres coûts. Après discussion avec la startup pour comprendre son modèle et ses enjeux, un contrat a été construit pour assurer le transporteur pour tout objet dont la valeur ne dépasse pas 500 €.  Il est important, en tant que particulier, quand on utilise ces plateformes de connaitre les conditions générales pour savoir si sa responsabilité peut être engagée.
  • Le coworking est un partage de ressources et de responsabilités. Le mode de travail évolue avec le numérique. On souhaite plus de flexibilité que ce soit pour lancer son entreprise ou s’implanter dans une autre ville ou un autre pays. Le coworking répond à cette nouvelle demande. Les services offerts peuvent être limités à de l’espace ou enrichis par de multiples services. Les entrepreneurs ne sont pas toujours conscients de la répartition des responsabilités qui varient selon les offres.

La confiance est au centre de la relation assureur- assuré. Dans ce contexte en pleine effervescence Karine place la confiance comme la valeur primordiale de l’assureur. Le mot conseil est trop souvent galvaudé. L’arrivée du numérique doit renforcer cette valeur essentielle. Il n’y a pas de bonne assurance si on ne comprend pas le métier de l’entreprise et les risques associés. C’est un dialogue qui doit s’instaurer entre l’agent général et son client d’autant plus pour des petites et moyennes entreprises qui ne bénéficient pas d’une organisation conséquente pour analyser les risques et les conséquences juridiques.

Vous pouvez également suivre Karine sur Twitter @karinelazimi , sur LinkedIn et très bientôt sur son blog.