L’Intelligence artificielle s’inscrit durablement dans la transformation numérique

De plus en plus souvent le thème de l’intelligence artificielle est évoqué non seulement dans la presse technique mais également dans la presse économique. Elle est en train de devenir un des axes de développement du numérique qui devrait considérablement modifier notre société.

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L’intelligence artificielle libérée de ses freins. Le sujet n’est pourtant pas nouveau. Le film « imitation game » fait référence au fameux test de Turing qui date de 1950. A ce jour il semble qu’aucune machine n’ait réussi ce test en trompant la majorité des membres d’un jury assez longtemps avant qu’ils ne découvrent qu’ils dialoguent avec une machine.  Ce n’est que vers 2010 que l’intelligence artificielle s’installe durablement avec les notions de deep learning et de machine learning qui donnent la possibilité à des systèmes d’apprendre par eux même. Pourquoi tant de temps entre 1950 et 2010 ? Parce que l’intelligence artificielle pour être efficace doit disposer de gigantesques volumes de données, d’une importante puissance de calcul et bien sûr à des coûts acceptables.  Depuis 1959 la puissance des processeurs double tous les ans à coût constant suivant les principes de la loi de Moore. Avec l’âge de numérique le monde est devenu un monde de donnée. En février 2010 le journal The Economist soulignait cette tendance sous le titre éloquent « The data deluge ». Ces données massives appelées « Big Data » sont la matière première pour l’auto apprentissage de l’intelligence de ces systèmes.

L’intelligence artificielle est-elle encore réservée aux géants du web ? Aujourd’hui l’intelligence artificielle est déjà très présente dans notre quotidien. Les moteurs de recommandations des acteurs du web utilisent des systèmes de machine learning. Tous les systèmes de reconnaissance que ce soit du texte, de la voix, de l’image ou de la vidéo ne pourront pas se passer de l’intelligence artificielle. Une véritable course aux acquisitions dans ce domaines s‘est engagée. L’intelligence artificielle nécessite malgré tout des infrastructures techniques conséquentes et des compétences spécialisées que les GAFA s’arrachent. L’intelligence artificielle est-elle pour autant réservée aux seuls géants du web ? Plus vraiment, le cloud a contribué à démocratiser largement la technologie à l’image d’un IBM qui offre des modules d’intelligence artificielle (Watson) dans son cloud (Bluemix). Les développeurs d’entreprises de toute taille peuvent concevoir leurs applications et faire appel à ses modules spécialisés dans le cloud par l’intermédiaire d’API (Application Programming Interface).

L’intelligence artificielle incontournable pour répondre aux défis sociétaux et technologiques. Les progrès de l’intelligence artificielle inquiètent parfois. Pourtant on lui doit beaucoup d’avancées dans la recherche médicale. Le coût de séquençage du génome humain par exemple a chuté de 100.000 fois dans les 10 dernières années et le temps pour l’analyser a chuté de 13 ans à moins de 3 jours. Avec une population qui atteindra 9 milliards d’individus en 2050 et dont plus des deux tiers vivront en zone urbaine. Il n’y aura pas d’autres choix que d’apporter de l’intelligence à ses villes de plus en plus importantes pour gérer en temps réel toutes les ressources d’une ville (eau, électricité, trafic routier, sécurité etc..) à l’aide de capteurs dont les données seront exploitées, pour partie en temps réel, par de l’intelligence artificielle. La dépendance de notre société aux technologies crée également des risques que l’on perçoit bien avec les nombreuses tentatives de fraudes et les cyberattaques qui se multiplient.  Face au nombre et à la sophistication de ces attaques, les systèmes de machine Learning font leur apparition dans les solutions de sécurité et seront de plus en plus présente dans le futur.

L’intelligence est tout sauf un effet de mode. C’est un des piliers de la transformation numérique qui gagnera progressivement toutes les fonctions et services des entreprises.  Il faut l’inscrire ibm-9-marscomme un projet d’entreprise sur le long terme. Un projet qui a de nombreuses implications à la fois sur les infrastructures techniques, le fonctionnement, le mode de travail ou encore la nature des emplois. Pour aller plus loin sur le sujet vous pouvez participer à la matinale « Comment piloter votre stratégie numérique à l’aire du cognitif » organisée par IT for Business, IBM France et VMware France le 9 mars 2017 à Paris J’aurai le plaisir d’intervenir lors de cette session. Pour vous inscrire cliquez ICI.

Le digital workspace recentré sur les usages

Une entreprise qui se  prétend numérique se doit d’offrir à ses employés un espace de travail numérique. Les temps ont changé, ce n’est plus l’équipement qui dicte sa loi . Les solutions évoluent dans ce sens pour placer l’utilisateur au centre de la solution. Ce n’est plus l’utilisateur qui doit se plier aux contraintes des équipements utilisés pour travailler mais la solution qui doit s’adapter aux nouveaux usages tout en assurant une sécurité à toute épreuve.

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L’application moteur et vitrine de l’économie. L’économie moderne s’est transformée en une économie des applications. Leur nombre croit à une vitesse vertigineuse, les applications sont à la fois le moteur et la vitrine des entreprises et sont indissociables de la création d’un nouveau business model ou de la mise sur le marché d’un nouveau produit ou d’un nouveau service. Autrefois réservées à l’automatisation des grandes fonctions de l’entreprise les applications ont franchi les portes des datacenters avec internet et se sont ensuite largement digital-workspace-figuresdémocratisées avec l’arrivée de l’Iphone en 2009. L’écran tactile, l’intelligence du smartphone et les « Apps Store » ont fait rentrer l’Application dans le langage commun et dans le domaine grand public. Leur simplicité d’utilisation les a rendus indissociables des nouveaux usages et à induit de nouveaux comportements accentués par l’autonomie apportée par la mobilité. Cela touche le comportement des consommateurs mais également la manière de travailler dans un espace de travail devenu numérique. Une étude récente de VMware a montré que 48% des entreprises qui avaient mis en place des initiatives de « digital workspace » constatent une fourniture plus rapide de nouveaux flux de revenus.

La simplicité des applications professionnelles influence l’environnement de travail : La grande simplicité d’utilisation de ces applications dans la vie de tous les jours à rendu l’utilisateur et le consommateur plus exigeants. Les entreprises ont dû s’adapter à différents niveaux.

  • Vis-à-vis des clients et des consommateurs : Les applications existantes ont été modifiées pour fonctionner sur les mobiles. Les nouvelles applications sont nativement conçues pour offrir une expérience utilisateur adaptée à la mobilité
  • Vis-à-vis des employés : Les entreprises ont enfin compris qu’elles devaient proposer un espace de travail aussi simple et aussi riche que l’environnement personnelle/familiale

Doit-on encore choisir entre agilité et sécurité.  L’espace de travail devient réellement numérique quand il s’affranchit de l’équipement (PC, portable, tablette, mobile) et du lieu de travail tout en assurant une continuité dans la manière de travailler. On veut pouvoir passer digital-workspace-secud’un équipement à un autre sans interruption avec une complète fluidité et accéder simplement à un grand nombre d’applications d’entreprises et publiques.  Les limites mêmes entre espace de travail et espace personnel deviennent floues. La qualité et la richesse de l’environnement de travail numérique sont synonymes de performance et d’attractivité de l’entreprise (recrutement de nouveau talent, attente des millenials….) . L’entreprise moderne demande de l’agilité pour s’adapter à un contexte qui évolue de plus en plus rapidement. La grande majorité des entreprises ont pris conscience de la nécessité de proposer une espace de travail numérique à leurs employés mais sont freinés dans la mise en œuvre par la crainte de perdre le contrôle et d’ouvrir des brèches dans la sécurité.

Libérer l’utilisateur tout en veillant à la sécurité. Pendant longtemps les entreprises ont privilégié une approche centrée sur l’équipement (« device centric ») contraignante pour les utilisateurs mais rassurante en termes de sécurité. (Restriction des équipements autorisés, digital-workspace-securitelimitation des applications permises etc…). L’actualité récurrente sur les fuites de données pourrait accentuer une politique sécuritaire coercitive qui irait à l’encontre de l’agilité et de la productivité. Pour offrir une espace de travail numérique qui apporte la même simplicité que ce que l’on connait à titre personnel mais qui respecte le niveau de sécurité exigée par l’entreprise il faut avoir une démarche centrée sur l’utilisation (« user centric ») et dont tient compte les dispositifs de sécurité. A présent l’initiative revient à l’utilisateur et  le système de sécurité doit s’adapter à ses postures et l’informer de actions prises pour respecter les règles de sécurité en vigueur dans l’entreprises. Dans son billet intitulé  « Espace de travail numérique : utilisateurs libérés et RSSI rassurés » , Stéphane Padique , consultant chez VMware, explique une approche intéressante pour prendre en compte les attentes des utilisateurs sans transiger sur la sécurité.

 Dans un contexte d’espace de travail numérique la  sécurité va au-delà d’un seul produit. C’est avant tout une démarche et un écosystème dont l’usage d’API facilite la collaboration dans la complémentarité des fonctions de sécurité. Un espace de travail numérique digne de ce nom ne pourra pas perdurer si les contraintes imposées par la sécurité vont à l’encontre des usages des utilisateurs. Les solutions qui apparaissent sur le marché semblent pouvoir concilier les deux objectifs a priori antagonistes.

Le marketing prédictif doit tenir compte de la géolocalisation

De tout temps l’homme a rêvé de maitriser son destin et de contrôler l’avenir. Pas sûr que ce soit la clé du bonheur, peut être mieux vaut vivre dans une douce incertitude qui nous permet d’apprécier le temps présent et de bâtir des projets. « Carpe Diem » comme l’écrivait le poète Horace. Quoiqu’il en soit dans le business on n’aime pas être surpris et le marketing se veut de plus en plus prédictif vis-à-vis d’un consommateur de plus en plus mobile.

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Marketing prédictif : Surprendre à bon escient. Pour autant il ne suffit pas de bien connaître son client pour deviner simplement son futur comportement et ses intentions d’achats. Nos décisions sont très souvent irrationnelles influencées par nos émotions et notre inconscient. Si on s’intéresse à nos routines quotidiennes pas besoin d’être grand clerc pour prédire que l’on va rejouer la même partition. L’objectif du marketing prédictif est plus ambitieux. Il doit être capable de nous proposer des produits ou des services auxquelles nous n’aurions pas nécessairement pensés mais qui ont de forte chance de nous intéresser. Les données étant de plus en plus nombreuses et les technologies de big data et de machine Learning se démocratisant, le marketing prédictif a une voie toute tracée devant lui.

Une liberté de décision sous influence. On a beau penser que nous avons notre libre arbitre nos comportements obéissent à des règles non écrites dictées par de nombreux facteurs comme notre éducation, notre niveau de vie et notre environnement. C’est en cela que nous pouvons être prédictibles. Prédire le comportement d’une personne consiste à l’associer à un groupe d’individus présentant les mêmes caractéristiques. Plus les caractéristiques sont nombreuses et plus la segmentation est fine. On peut alors estimer que la personne a de forte probabilité de se comporter comme la majorité du groupe. Si dans le même groupe la majorité des membres ayant acheté le produit A a également acheté le produit C, alors dès qu’un consommateur ayant les même caractéristiques que le groupe choisrai le produit A on lui suggérera automatiquement le produit C. Cette méthode qu’on appelle le « filtrage collaboratif » est très utilisée par des sociétés comme Facebook, Amazon ou NetFlix. Les algorithmes de recommandations appliquent souvent cette méthode pour personnaliser l’expérience utilisateur en suggérant des contenus pertinents à l’utilisateur. Les algorithmes de recommandations sont pléthore mais chacun d’entre nous a pu expérimenter leur efficacité très disparate entre celui qui nous propose un produit que l’on vient d’acheter et un autre qui propose un article qu’on ne recherchait pas mais qui nous conviendrait parfaitement. La qualité des algorithmes et des données est très différentiante.

La contextualisation améliore l’efficacité des recommandations. Avec le marketing prédictif c’est la personnalisation de l’expérience utilisateur qui est en jeu. Pour que cette personnalisation soit réellement efficace et pertinente elle doit impérativement être contextualisée. Parmi tous les éléments qui renseignent ce contexte il est en un qui est incontournable c’est la géolocalisation. Nous sommes mobiles et connectés. On sera d’autant plus sensible à une suggestion ou une recommandation qu’elle tiendra compte de l’endroit où l’on se trouve. La géolocalisation c’est bien sur le lieu mais implicitement c’est la météo, le fuseau horaire et beaucoup d’autres informations. Nous sommes tous dotés d’un smartphone aujourd’hui qui nous permet d’interagir avec notre environnement. Wifi, RFID, GPS, Balises beacon les moyens de manquent pas pour cela. Les techniques de geofencing se servent de la géolocalisation pour définir des zones. Dès que l’on les franchit, des actions se déclenchent en liaison avec une application que l’on aura préalablement chargée sur notre smartphone. Dans une zone commerciale, à proximité d’un magasin ou d’un restaurant on recevra des messages promotionnels dont l’efficacité dépendra des algorithmes utilisés, de notre historique et du nombre d’utilisateurs.

Aujourd’hui il devient impensable que la géolocalisation ne soit pas prise en compte par le marketing. Personnalisation d’un site web ou de  newsletters, applications, recommandations il en va de leur efficacité et de la satisfaction des clients. Cela suppose d’avoir également résolu  le problème de la réconciliation des données sur tout le parcours clients. Un problème qui persiste encore souvent et qui empêche de disposer d’une vue unique et à jour du client à chaque point de contact avec lui  afin d’assurer la cohérence et la continuité des interactions.

Lire également : L’expérience client augmentée par la géolocalisation et Comment le data lake débride l’innovation des entreprises

 

le numérique crée de nouveaux métiers et requière de nouvelles compétences

En rédigeant le billet « la maitrise des réseaux sociaux, une compétence requise au même titre que l’anglais », je n’imaginais pas un tel succès à l’échelle de mon blog. Ce billet qui n’avait aucune prétention a été très largement partagé, et continue à l’être, sur Twitter, LinkedIn et sur Facebook. Comment expliquer cet intérêt ? Sans faire une analyse pointue, j’ai le sentiment que c’est la relation sous-jacente entre les réseaux sociaux  et l’emploi qui a suscité cet intérêt.

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L’emploi face aux technologies. Comment réagir. Au-delà des réseaux sociaux, c’est sans doute la  question de l‘évolution de l’emploi et des nouvelles compétences qui se pose dans le contexte  d’une économie numérique. L’accélération des innovations technologiques et la médiatisation qui est en faite, particulièrement autour de l’intelligence artificielle et de la robotisation,  font germer le doute sur le futur de nos emplois au détriment des opportunités pourtant réelles. Par le passé de nombreuses tâches ont été automatisées imposant aux employés de s’adapter, avec plus ou moins de facilité, à de nombreux outils informatiques. Maitriser les logiciels bureautiques est devenu quasiment incontournable et les solutions de travail collaboratif se généralisent. On demande même aux employés d’être les ambassadeurs de l’entreprise en relayant les messages marketing sur les réseaux sociaux. Le processus de transformation s’est parfois fait dans la douleur et certains avaient le sentiment que l’entreprise réalisait des économies sur leur dos avant de ressentir de réels bénéfices dans leur quotidien professionnel. Ne recommençons pas les mêmes erreurs. L’adoption des outils numériques n’est pas homogène pour tout le monde.

Les métiers sont connectés et requièrent de nouvelles compétences. Avec le numérique, l’impact sur l’emploi est devenu plus que jamais un sujet d’actualité. Le temps s’est accéléré et impose un rythme de changement plus fréquent et plus profond encore. Les employés sont face à différents choix selon le type d’emploi qu’ils occupent et la nature de l’entreprise qui les emploie. La santé est connectée, l’agriculture est connectée, l’usine est connectée… La banque utilise des conseillers robots, les RH vont sélectionner les meilleurs profils grâce au big data … Des métiers s’enrichissent avec le numérique, d’autres disparaissent et de nouveaux apparaissent. Dans ce contexte les choix sont réduits

  • S’adapter: Le job évolue et nécessite de se familiariser avec des outils et des applications spécifiques à sa fonction ou à son métier. L’espace de travail est devenu digital lui aussi  (digital workspace ou digital workplace). S’adapter est impératif sous peine d’être laissé sur le bord de la route.
  • Se reconvertir: Les emplois facilement automatisable sont menacés. La question est de savoir quand, pour anticiper et s’y préparer. Les nouvelles générations sont sans doute mieux préparées à ces changement de jobs mais rien n’est impossible à condition de surmonter ses appréhensions et de bien se faire accompagner dans une reconversion.
  • Postuler. De  nombreux jobs n’existaient pas il y a 10 ans. Le community manager est né avec les réseaux sociaux, le trafic manager avec le commerce en ligne et le datascientist avec le développement du big data. La diversité des emplois est bien plus grande que par le passé et bon nombre de jobs des prochaines années n’existe pas encore.
  • Créer. Internet et le cloud ont simplifié la création de l’entreprise. Pas besoin d’un énorme investissement pour monter son business avec une Appli bien innovante et rêver de créer le futur Google. Il faut juste avoir l’âme d’un entrepreneur et la bonne idée.

A chacun ses responsabilités. L’acculturation est essentielle. C’est d’abord une question d’état d’esprit pour que la crainte face place à l’enthousiasme. Facile à dire mais pas si simple selon le contexte, la fonction et l’entreprise. Les responsabilités sont partagées entre les fournisseurs, les entreprises et les politiques.

  • Faciliter l’adoption. Les fournisseurs et éditeurs  doivent penser expérience utilisateurs pour en faciliter l’apprentissage et faire appel au « design thinking » pour que l’utilisation soit simple et instinctive quelque soit la personne.
  • Créer le cadre de l’acculturation. C’est de la responsabilité de l’entreprise de fournir un environnement propice à la culture du numérique. Elle doit lever les freins et créer des passerelles pour faciliter les évolutions professionnelles et les reconversions.
  • Mettre la France à l’heure du numérique. C’est une course de vitesse pour que la France puisse donner naissance à de grands acteurs du numériques français qui puissent s’imposer face aux mastodontes américains ou chinois. Faire éclore les talents français et les garder, voilà un défi à relever.

Dans une note d’analyse, France stratégie indique que les gains de productivité sont le principal moteur de la croissance. Pour les atteindre la France doit investir davantage dans le numérique et renforcer son dynamisme entrepreneurial. pour cela la note préconise de :

  • Renforcer les compétences de la population active par une politique d’éducation ambitieuse
  • Promouvoir le dynamisme entrepreneurial via la simplification administrative et fiscale
  • Encourager la mobilité du travail

Le prix à payer, une remise en cause permanente, le souci de se tenir à jour. On peut espérer qu’avec le temps on oubliera le coté « tech ». Les améliorations en terme d’expérience utilisateur seront telles que l’adoption d’une nouvelle application se fera instantanément par l’utilisateur et qu’il ne sera plus nécessaire d’avoir un lexique pour discuter avec la hotline d’un fournisseur Internet.

Le numérique déstabilise près d’une entreprise sur deux. Dell EMC veut les aider

Une grande partie des entreprises françaises appréhendent l’avenir. La transformation numérique a bouleversé les certitudes et rendu obsolète des stratégies pourtant bien rigoureuses. La Transformation était au cœur des conversations durant le premier forum « Dell EMC » depuis la fusion des deux acteurs de l’IT. A cette occasion une étude sur « les entreprises à l’ère du digital » a été présentée et permet également d’éclairer les raisons de la fusion.

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Personne n’est épargnée par la déferlante du numérique. On pouvait être dubitatif quand les premières Start up digitales sont apparues, mais aujourd’hui le doute n’est plus permis. Tous les secteurs d’activité peuvent être remis en cause et doivent entamer leur mutation numérique en vue d’améliorer les expériences client et d’offrir des services adaptés aux nouveaux usages auxquelles les startups nous ont habitués. Face à cette déferlante dell-dg-transfonumérique le malaise est palpable. 43% des entreprises françaises n’arrivent plus à se projeter à 3 ans (selon l’étude menée par Vanson Bourne pour Dell EMC) et 48% d’entre elles craignent même de devenir obsolètes d’ici 3 à 5 ans. Les technologiques numériques, et à présent l’Internet des objets, ont clairement chamboulé leurs industries pour 52% d’entre elles. L’adoption du numérique ne s’effectue pas au même rythme selon les secteurs. Les Opérateurs télécom, les sociétés technologiques et les entreprises de média et divertissements ont de par leur nature et leurs appétences technologiques pris les devants assez rapidement.

Les startups considérées comme une menace par 81% des dirigeants français. Les exemples de disruptions de marchés provoquées par Uber et AirBnB ne sont sans doute pas étrangers à ce sentiment. Ces OVNI venus de nulle part ont prouvé que rien n’était désormais acquis. Les entreprises traditionnelles souffrent de leur manque d’agilité pour rivaliser  mais pourtant seul 37% d’entre elles s’associent avec des start up pour adopter un modèle d’innovation ouvert. Par contre pour faire face à la concurrence des start up , deux tiers des entreprises interrogées envisagent d’investir dans leurs infrastructures IT d’ici les trois prochaines années. L’étude à identifier 5 freins qui ralentissent le progrès numérique :

  1. L’insuffisance du budget et des ressources
  2. L’inadéquation des compétences et de l’expertise
  3. Le manque de soutien de la part de l’équipe dirigeante
  4. Un déphasage entre le rythme des innovations technologiques et celui de l’entreprise
  5. La confidentialité des données et les problèmes de sécurité

Les sociétés High tech s’organisent pour accompagner la transformation numérique. Christian Hiller Président Directeur General d’EMC et Anwar Dahab Directeur General de dell-dg-emcDell étaient bien phase pour resituer les raisons de la fusion de Dell et EMC dans ce contexte de transformation numérique. L’étude a bien montré que bon nombre d’entreprises sont désarmées face aux changements apportés par le numérique et ont besoin d’être accompagnées dans leur transformation. C’est l’un des grands objectifs de la fusion Dell EMC : accompagner les clients dans leur transformation. La fusion va offrir à Dell EMC :

  • Des moyens importants en termes humains et financiers pour être capable de proposer des offres couvrant un spectre  large (stockage, serveurs, réseaux et logiciels) avec un niveau de support et de maintenance homogène.
  • Une taille critique pour négocier l’achat des composants de base utilisés dans la conception des équipements d’infrastructure et pouvoir peser sur leur développement et leurs évolutions
  • Une R&D forte qui pourra consacrer environ 4,5 milliards $ d’investissement par an

Selon les dirigeants de Dell EMC, la fusion offre plus de complémentarités que de recouvrements. Ils estiment à seulement 5% du chiffre d’affaire la zone de recouvrement des offres. Par contre les marchés couverts sont extrêmement complémentaires. Dell est historiquement bien positionné sur les PME alors qu’EMC est habitué aux ventes complexes pour des grandes entreprises.

Moins de pression des actionnaires plus d’agilité. N’étant plus en coté en bourse Dell EMC n’est plus soumis à la pression des analystes financiers. La logique boursière peut laisser la place à une stratégie à long terme. Plus besoin de payer des dividendes aux actionnaires ni de racheter des actions pour piloter le prix de l’action. Le temps et l’argent peuvent dorénavant être investis plus efficacement. Dès le premier février 2017 les clients français auront une équipe Dell EMC unique. Les équipes se connaissent bien puisque Dell et EMC ont pendant 10 ans de 2001 à 2012 travaillé en partenariat.

Les chiffres sont extraits d’une étude menée par Vanson Bourne auprès de 4 000 dirigeants et décideurs d’entreprises – depuis les PME jusqu’aux grands groupes – dans 16 pays et 12 industries.

Avec la Chaire IoT, SPIE ICS et l’INSA Lyon mettent la technologie au service de l’humain.

Vision, passion, envie, compétence, partage sont sans doute les premiers mots qui viennent à l’esprit à l’issue de la journée d’inauguration de la chaire IoT qui se déroulait à l’INSA Lyon le 3 novembre 2016 devant un amphi plein. La technologie était bien sûr présente dans chaque intervention mais elle était replacée dans un contexte sociétal où l’humain est au centre des préoccupations. Le message était clair : les progrès technologiques doivent servir l’homme et améliorer sa qualité de vie.

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L’ambition de la chaire va au-delà de l’aspect technologique. Avec l’Internet des objets (IoT) nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution digitale. Si cette révolution est portée par les innovations technologiques elle ne peut se réduire à cette seule dimension. « Préparer la société numérique relève pour partie de la science mais aussi de l’éthique et de l’appropriation des usagers » comme l’a fort justement souligné Eric Maurincomme, directeur de l’INSA Lyon. Le développement de L’IoT nous oblige à « mener également une réflexion de fond sur les enjeux sociétaux et en particulier sur les questions d’accessibilité sociétales » à compléter Vincent Magnon Directeur Général de SPIE ICS. Un point de vue partagé par Jean-Marie Gorce, Directeur de département TC et porteur de la chaire, qui rajoute que l’IoT doit prendre en compte « le respect de l’homme, l’équité, le développement durable et l’acceptabilité. Cette Chaire IoT se veut la synthèse des ambitions des deux partenaires. Celle de SPIE ICS qui souhaite « Simplifier l’expérience du numérique » et celle de l’INSA Lyon qui vise « Une recherche d’Excellence pour une société innovante et durable ». Pour être bénéfique la recherche scientifique doit être à même de comprendre les enjeux économiques sous-jacents. Cette chaire IoT offre l’opportunité de conjuguer des talents différents et complémentaires et démontre plus que jamais la richesse de la collaboration entre l’enseignement et l’entreprise.

La chaire IoT doit imaginer le monde de demain avec un écosystème pluridisciplinaire. La chaire constitue le socle du développement d’un réseau de partenaires académiques ou industriels pour identifier les domaines dans lesquels les technologies peuvent contribuer à répondre aux enjeux de société au bénéfice de l’humain. « L’innovation est une amphivaleur commune partagée par SPIE ICS et l’INSA Lyon » précise Karen Luzignan Directeur de département SPIE ICS et responsable du comité de pilotage de la chaire. « L’INSA Lyon va apporter une vision sur le long terme et SPIE ICS apportera la réalité opérationnelle ». La complémentarité s’étend aux écosystèmes, elle permettra de répondre au mieux aux problématiques des entreprises et fournira un cadre pour accéder aux bons consortiums innovants. La Chaire IoT va créer un environnement favorable à de nombreuses initiatives comme la co-création de solutions avec des clients ou la mise en place de partenariats pour accompagner des start-ups dans leur développement. La chaire IoT aboutit ainsi à des projets concrets avec des entreprises en profitant du laboratoire CITI de l’INSA Lyon (Centre of Innovation in Technologies and Integration of service).

Relever les défis technologiques de l’IoT. L’IoT est porteur de promesses. Fabrice Valois, professeur à l’INSA Lyon, n’hésite pas à parler « d’hommes connectés à la société numérique ». Tous les secteurs d’activité peuvent en bénéficier. Il s’agit pour la chaire d’explorer les domaines ou la recherche scientifique et la technologie peuvent apporter des réponses innovantes. La diversité des objets connectés, la variété de leurs usages, leur multitude et leur miniaturisation nécessitent par contre de résoudre de nouveaux problèmes techniques qui portent sur les objets eux même mais également sur les réseaux d’accès dédiés, la programmation, l’intégration et les données. Les systèmes embarqués par exemple doivent non seulement être fiables mais également consommer peu d’énergie et offrir une longue durée de vie. La connexion d’objets pose aussi la question des fuites de données personnelles à l’insu des individus. La protection de la vie privée fait partie des nombreux sujets traités au sein de la chaire IoT qui prône le « privacy by design » et travaille sur des dispositifs de capture de mobilité via Wi-Fi respectueux de la vie privée.

L’expertise et la jeunesse au cœur du projet de la chaire IoT. L’un des objectifs de la chaire est de développer une expertise pointue. Portée par le laboratoire CITI de l’INSA Lyon, la chaire associera étroitement les compétences du laboratoire autour du porteur de la chaire Jean etudiants-v1Marie Gorce secondé par le Dr Julien Ponge. Jean Marie Gorce a rappelé que « la chaire IoT avait également pour ambition de préparer les étudiants à cette rupture technologique liée à l’IoT ». Les jeunes sont au cœur du projet pour faire émerger des idées inspirantes et novatrices et les étudiants de l’INSA Lyon vont pouvoir communiquer et interagir avec la chaire IoT. De jeunes chercheurs vont également être recrutés pour renforcer l’équipe. De son côté SPIE ICS va renforcer, grâce à cette chaire, son expertise et son positionnement en tant qu’expert majeur dans les services numériques.

Il existe déjà en France plusieurs chaires travaillant sur l’IoT mais cette chaire se distingue par le fait qu’elle n’est portée par aucun constructeur ou éditeur. La dimension service est au cœur des objectifs de cette chaire qui entend faire passer « l’Internet des objets à l’Internet des services ». Avec cette chaire SPIE ICS est prêt à relever les défis du 21 ème siècle et à participer à la transformation sociétale. N’ayons pas peur d’être ambitieux car comme le rappelle Vincent Magnon en s’adressant à l’assistance « Vous avez l’occasion d’influencer et de créer le monde de demain. Rêvez ce monde améliorez le et anticipez, et bien sûr réfléchissez en jeunes adultes responsables »

 

La maitrise des réseaux sociaux : une compétence requise au même titre que l’anglais

Au cours de ces dernières semaines j’ai été amené à faire différentes interventions de sensibilisation ou d’initiation sur le rôle des réseaux sociaux pour les entreprises. Les employés sont de plus en plus impliqués dans la communication de l’entreprise, loin d’être une charge supplémentaire cela peut être un atout pour eux s’ils y sont préparés.

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Les employés deviennent des ambassadeurs des entreprises sur les réseaux sociaux. Au-delà de l’animation de leurs comptes sur les réseaux sociaux, de plus en plus d’entreprises cherchent à démultiplier leur communication en impliquant leurs employés. C’est ce que l’on appelle des programmes « ambassadeurs » ou « advocacy » en anglais. Cela consiste à demander aux employés de relayer l’information postée par leur entreprise (en général sur Linkedin et Twitter). Pour leur faciliter la tâche, des articles de presse ou des billets de blogs sont proposés aux employés sur un portail. L’employé n’a plus alors qu’à cliquer sur l’article qu’il veut diffuser sur les réseaux sociaux de son choix. Dans certaines entreprises les employés peuvent également proposer des articles à intégrer dans le portail.

La maitrise des réseaux sociaux deviendra une compétence comme une autre. Pour que ce type de programme soit réellement efficace, il faut que l’employé y trouve son compte. Même si la tâche est simplifiée par les portails d’ambassadeurs, l’employé peut juger qu’il a suffisamment de choses à faire pour ne pas avoir en plus à assurer une part du travail du marketing !! Inciter à participer à un programme d’ambassadeurs doit s’accompagner d’une sensibilisation sur les bénéfices des réseaux sociaux à titre personnel dans un contexte professionnel. Récemment lors d’animation d’ateliers à destination d’étudiants ingénieurs j’ai insisté sur le fait que la maitrise des réseaux sociaux deviendrait sans doute pour certains d’eux une compétence requise au même titre que l’anglais. L’évolution de l’usage de Linkedin et de Twitter en est le parfait exemple. Ce sont aujourd’hui de véritables outils de travail. Lors d’un séminaire un participant me demandait combien de temps je passais par jour sur les réseaux sociaux. A mon sens la question ne se pose pas en ces termes pour quelqu’un dont la fonction n’est pas d’être un community manager. La question est plutôt: « combien de temps je vais gagner en utilisant les réseaux sociaux ? ». La veille est un bon exemple. Une « liste Twitter » contenant quelques comptes presse bien choisis permet en un clin d’œil d’avoir sa revue de presse en temps réel. On peut ainsi créer différentes listes pour faire de la veille concurrentielle, de l’intelligence économique ou s’informer sur n’importe quel sujet.

Penser à gérer son identité numérique avant toute chose. Comme tout outil il faut apprendre à s’en servir et ceci est d’autant plus important qu’avec les réseaux sociaux on touche rapidement à son identité numérique. Il faut être conscient qu’en étant actif sur les réseaux sociaux on fait sciemment ou involontairement du « personal branding ». Nous devenons nous même notre propre produit à marketer. Nous devons gérer notre image et notre e-reputation. Cela mérite de prendre la peine de réfléchir à l’image que l’on veut renvoyer de nous-même. Rien n’est anodin. Les contacts linkedin, ou les abonnements sur Twitter, et les informations que nous « likons » ou que nous « partageons » renseignent sur nos centres d’intérêts et complètent notre profil et notre parcours professionnel. (Lire également Facebook en sait autant sur vous que votre conjoint). Rien d’effrayant à cela, bien au contraire cela doit enrichir notre identité numérique.

Le social selling nécessite de s’approprier les codes des réseaux sociaux. Ce sont toutes ses identités numériques qui se dessinent sur internet qui permettent de réaliser du « Social Selling » c’est-à-dire d’utiliser les réseaux sociaux au cours des étapes d’un processus de vente. On peut ainsi identifier des prospects, prendre contact , mettre en relation, diffuser de l’information choisie, se faire recommander par un tiers, apprendre à connaitre les centres d’intérêt de ses clients. Là encore attention de ne pas bruler les étapes. S’abonner à une personne sur twitter et le harceler pour qu’il vous suive afin de pouvoir lui envoyer une documentation commerciale ou lui proposer un rendez-vous sera souvent contre-productif. Il faut se familiariser avec les codes des réseaux sociaux et se souvenir que les réseaux sociaux reposent sur l’écoute et l’échange.

Certains se contentent d’une simple veille sur les réseaux sociaux par peur d’être « visibles » ou de ne pas savoir quoi dire. Il n’y a pas besoin de parler de soi, on peut partager ce qui nous parait utile et intéressant. Avec plus de confiance on peut y aller de son commentaire. C’est ainsi qu’on augmente sa visibilité de manière constructive tout en devenant plus pertinent grâce à une veille efficace. C’est également un moyen de montrer que la transformation numérique ne vous effraie pas et que vous êtes capable de vous accaparer ces outils pour les intégrer dans votre travail.

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