L’intelligence artificielle une priorité pour la défense nationale française

C’est à l’institut de Convergence DATA IA à Saclay, le 5 avril 2019, que la ministre des Armées Florence Parly a présenté sa stratégie sur l’Intelligence artificielle. L’intelligence artificielle s’impose dans tous les secteurs économiques et devient un enjeu militaire car toutes les armées des principales puissances se dotent d’algorithmes pour doper leur arsenal militaire.  La France ne veut pas prendre le risque de manquer ce virage technologique.

100 millions d’investissement par an complétés par des partenariats industriels. Entre 2019 et 2025 l’armée française va investir 100 millions d’euros. Cela peut paraitre peu mais cela ne concerne que le cœur de l’IA et il faut y ajouter tous les systèmes qui seront irrigués par l’IA (Rafale, Scorpion, combat naval collaboratif, etc.). La défense nationale va également conclure des partenariats stratégiques pour accélérer le transfert de ces solutions issues du vaste écosystème de la recherche vers l’industrie de défense car des solutions d’IA sont déjà disponibles chez les industriels et il faut favoriser leur intégration avec les systèmes militaires.

Un comité éthique pour veiller au respect de 3 grands principes. Au-delà de l’importance stratégique de maitriser l’IA pour disposer d’une défense efficace et moderne, Florence Parly est consciente des problèmes éthiques et des craintes suscités par l’IA. Elle définit donc trois grands principes qui régiront le développement de l’IA de défense : le respect du droit international, le maintien d’un contrôle humain suffisant, et la permanence de la responsabilité́ du commandement.Quel que soit le niveau d’autonomie des systèmes d’armes actuels et futurs ils devront rester subordonnés au commandement humain.Les déclarations d’intention ne suffisant pas, la ministre a décidé de créer des 2019 un comité d’éthique sur les sujets de la défense. La France sera ainsi la première grande puissance militaire à se doter d’une telle structure de réflexion.

La compétence au centre des préoccupations d’une « cellule de coordination ». Bien que l’IA ait fait d’incroyables progrès la ministre reconnait que les technologies sont encore jeunes et que certaines approches manquent de maturité pour les utiliser dans des applications critiques. Les enjeux de robustesse et de fiabilité sont importants lorsqu’il s’agit de détecter une mine sous-marine ou de contrer une cyber-attaque. La compétence est donc un sujet majeur pour maitriser l’IA et elle sera structurée autour d’une « cellule de coordination de l’intelligence artificielle de défense » au sein de l’Agence innovation défense. D’ici 2023 la cellule de coordination s’appuiera sur un réseau de 200 spécialistes de l’IA

 

 

 

 

 

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