La maitrise des réseaux sociaux : une compétence requise au même titre que l’anglais

Au cours de ces dernières semaines j’ai été amené à faire différentes interventions de sensibilisation ou d’initiation sur le rôle des réseaux sociaux pour les entreprises. Les employés sont de plus en plus impliqués dans la communication de l’entreprise, loin d’être une charge supplémentaire cela peut être un atout pour eux s’ils y sont préparés.

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Les employés deviennent des ambassadeurs des entreprises sur les réseaux sociaux. Au-delà de l’animation de leurs comptes sur les réseaux sociaux, de plus en plus d’entreprises cherchent à démultiplier leur communication en impliquant leurs employés. C’est ce que l’on appelle des programmes « ambassadeurs » ou « advocacy » en anglais. Cela consiste à demander aux employés de relayer l’information postée par leur entreprise (en général sur Linkedin et Twitter). Pour leur faciliter la tâche, des articles de presse ou des billets de blogs sont proposés aux employés sur un portail. L’employé n’a plus alors qu’à cliquer sur l’article qu’il veut diffuser sur les réseaux sociaux de son choix. Dans certaines entreprises les employés peuvent également proposer des articles à intégrer dans le portail.

La maitrise des réseaux sociaux deviendra une compétence comme une autre. Pour que ce type de programme soit réellement efficace, il faut que l’employé y trouve son compte. Même si la tâche est simplifiée par les portails d’ambassadeurs, l’employé peut juger qu’il a suffisamment de choses à faire pour ne pas avoir en plus à assurer une part du travail du marketing !! Inciter à participer à un programme d’ambassadeurs doit s’accompagner d’une sensibilisation sur les bénéfices des réseaux sociaux à titre personnel dans un contexte professionnel. Récemment lors d’animation d’ateliers à destination d’étudiants ingénieurs j’ai insisté sur le fait que la maitrise des réseaux sociaux deviendrait sans doute pour certains d’eux une compétence requise au même titre que l’anglais. L’évolution de l’usage de Linkedin et de Twitter en est le parfait exemple. Ce sont aujourd’hui de véritables outils de travail. Lors d’un séminaire un participant me demandait combien de temps je passais par jour sur les réseaux sociaux. A mon sens la question ne se pose pas en ces termes pour quelqu’un dont la fonction n’est pas d’être un community manager. La question est plutôt: « combien de temps je vais gagner en utilisant les réseaux sociaux ? ». La veille est un bon exemple. Une « liste Twitter » contenant quelques comptes presse bien choisis permet en un clin d’œil d’avoir sa revue de presse en temps réel. On peut ainsi créer différentes listes pour faire de la veille concurrentielle, de l’intelligence économique ou s’informer sur n’importe quel sujet.

Penser à gérer son identité numérique avant toute chose. Comme tout outil il faut apprendre à s’en servir et ceci est d’autant plus important qu’avec les réseaux sociaux on touche rapidement à son identité numérique. Il faut être conscient qu’en étant actif sur les réseaux sociaux on fait sciemment ou involontairement du « personal branding ». Nous devenons nous même notre propre produit à marketer. Nous devons gérer notre image et notre e-reputation. Cela mérite de prendre la peine de réfléchir à l’image que l’on veut renvoyer de nous-même. Rien n’est anodin. Les contacts linkedin, ou les abonnements sur Twitter, et les informations que nous « likons » ou que nous « partageons » renseignent sur nos centres d’intérêts et complètent notre profil et notre parcours professionnel. (Lire également Facebook en sait autant sur vous que votre conjoint). Rien d’effrayant à cela, bien au contraire cela doit enrichir notre identité numérique.

Le social selling nécessite de s’approprier les codes des réseaux sociaux. Ce sont toutes ses identités numériques qui se dessinent sur internet qui permettent de réaliser du « Social Selling » c’est-à-dire d’utiliser les réseaux sociaux au cours des étapes d’un processus de vente. On peut ainsi identifier des prospects, prendre contact , mettre en relation, diffuser de l’information choisie, se faire recommander par un tiers, apprendre à connaitre les centres d’intérêt de ses clients. Là encore attention de ne pas bruler les étapes. S’abonner à une personne sur twitter et le harceler pour qu’il vous suive afin de pouvoir lui envoyer une documentation commerciale ou lui proposer un rendez-vous sera souvent contre-productif. Il faut se familiariser avec les codes des réseaux sociaux et se souvenir que les réseaux sociaux reposent sur l’écoute et l’échange.

Certains se contentent d’une simple veille sur les réseaux sociaux par peur d’être « visibles » ou de ne pas savoir quoi dire. Il n’y a pas besoin de parler de soi, on peut partager ce qui nous parait utile et intéressant. Avec plus de confiance on peut y aller de son commentaire. C’est ainsi qu’on augmente sa visibilité de manière constructive tout en devenant plus pertinent grâce à une veille efficace. C’est également un moyen de montrer que la transformation numérique ne vous effraie pas et que vous êtes capable de vous accaparer ces outils pour les intégrer dans votre travail.

Lire également: 10 conseils pour prolonger la vie d’un Tweet.

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