Les jeux Olympiques : une véritable entreprise digitale

 

Si certaines de nos entreprises françaises sont encore frileuses pour aller dans le cloud, l’exemple des jeux olympiques peut sans doute les rassurer. Les JO requièrent des exigences extrêmes et une visibilité énorme qui vont bien au-delà de la durée de la compétition. Le cloud ainsi que le Big Data participent à leur manière à la transformation digitale des jeux Olympiques.

Atos GAme

Yan Noblot Directeur des opérations chez Atos nous fait partager sa passion des jeux. Si les jeux Olympiques font l’objet d’une longue préparation de la part des athlètes, il en va de même pour l’organisation et la couverture de chaque JO qui fait appel à toute l’innovation technologique pour être prêt à enchanter, le jour des compétitions, les spectateurs du monde entier. J’avais très brièvement abordé le sujet dans mon précédent billet et j’ai eu la chance de pouvoir discuter un long moment avec Yan Noblot, Directeur des opérations dans la division Major events & Olympics de Atos , qui m’a fait partager sa passion pour le sujet.

Gérer les personnes, l’information et les moyens technologiques

  • Une histoire commencée en 1990 avec les jeux de Barcelone. Les jeux Olympiques et AtosYan Canopy c’est une longue histoire commencée avec SEMA en 1990 pour préparer les jeux Olympiques de Barcelone de 1992. A l’époque le périmètre de SEMA se limitait au « Game Management System » GMS. C’est-à-dire toute la gestion de l’organisation qui précède les jeux. Cela comporte aujourd’hui la gestion de 300.000 accréditations (presse, athlètes, volontaires, staff etc..), le portail pour sélectionner les 70.000 volontaires, la planification du travail des équipes et la gestion de l’historique des performances des 14.700 athlètes nécessaires à leur qualification. En 2003 Atos rachète Sema et continue à prendre en charge la gestion des différents jeux en remportant les appels d’offre.
  • Fournir de l’information sportive aux professionnels. Il est bluffant de voir comment les commentateurs mentionnent avec précision les performances des athlètes en étayant leurs propos d’anecdotes sportives. Pour réussir ce qui est en soi un exploit ils sont aidés par l’Information Diffusion System IDS qui est venu s’ajouter au GMS. Une ATOS JO partnersmultitude d’informations sportives va alimenter en temps réel, via l’IDS, la presse, les commentateurs sportifs et d’autres fournisseurs de données comme l’AFP ou Reuter. Ces informations viennent renforcer les images pour combler les passionnés lorsqu’ils regardent les compétions ou quand ils lisent les journaux sportifs.
  • Intégrer tous les systèmes et processus. Pour réaliser ce spectacle réglé avec une grande précision il en faut des technologies de pointes et des sociétés (Omega, Panasonic, Samsung , Embratel/ Claro, Cisco, Symantec, EMC et Microsoft..) qui doivent collaborer dans une parfaite harmonie. C’est en partie la tâche de l’intégration de Systèmes qui avec le GMS et l’IDS constituent les 3 piliers des jeux.

Le cloud dans les starting blocks pour les jeux de Rio en 2016.

  • En 2013 le Cloud s’invite aux jeux Olympiques. Auparavant les 3 systèmes (GMS, IDS et intégration de systèmes) étaient hébergés dans des data centers qui faisaient l’objet d’un appel d’offre spécifique ne rentrant pas dans le périmètre d’Atos. En 2013 le Comité des Jeux Olympiques décide d’utiliser un cloud et de l’ajouter au périmètre comprenant déjà GMS, IDS et système d’intégration.
  • L’organisation des JO est comparable à une véritable entreprise.  Imaginer l’équivalent d’une entreprise qui aurait 200.000 employés, 4 milliards de clients et qui fonctionnerait 24h sur 24 !!  Les enjeux sont extrêmement importants. Le choix du cloud est intéressant à ce titre. On retrouve le besoin de réduire les coûts mais également celui de réduire les risques. En réutilisant les mêmes plateformes d’un JO à l’autre, la courbe d’apprentissage est réduite et les risques d’avantage maitrisés par la même occasion. On imagine le pic d’activité juste avant et pendant les jeux, la flexibilité du cloud permet de l’absorber sans surprise.
  • Les JO de Rio vont disposer d’un Cloud privé opérationnel dès l’été 2015. Ce cloud sera bâti par Canopy, la filiale d’Atos spécialisée dans le cloud,  L’offre de Canopy utilisé pour ce cloud ( Entreprise Private Cloud-EPC 3.5) est identique à celle utilisée par les entreprises clientes de Canopy. Pour faire transiter progressivement dans le cloud tous les services IT fournis par ATOS aujourd’hui, Canopy travaille étroitement avec EMC (son partenaire pour les infrastructures). Ceci sera achevé pour les jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang en 2018. Une fois  toutes les applications dans le Cloud Canopy , un « lab testing » permanent en Espagne supportera tous les tests pour les jeux à venir. Cette migration vers le cloud, comme pour toute entreprise, est réalisée afin d’obtenir plus de souplesse opérationnelle et de réduire les coûts du Comité Olympique International

Des technologies de Big Data pour la sécurité. Impossible de masquer une défaillance pendant les jeux avec une telle couverture médiatique. Pour se rapprocher du risque zero Atos définit un grand nombre de scenarios de problèmes potentiels avec tous les évènements techniques que cela déclencherait. Atos collecte environ 255 millions d’évènements (log, tentative de connexion etc…). Atos analyse en temps réel tous ses évènements et détermine les séquences suspectes correspondant à un des nombreux scénarios envisagés. On est capable par exemple de détecter une intrusion sur le réseau grâce à une séquence d’évènement et prendre les mesures appropriées en temps réel.

Place à l’innovation. Ce sont au moins quatre jeux (8 projets en comptant les jeux para-olympiques) que le cloud mis en place va devoir gérer. On imagine aisément que sur cette période l’environnement applicatif et l’attente des utilisateurs risquent de changer. L’architecture est donc conçue pour que de nouvelles applications puissent prendre place dans le cloud sans interférer avec celles existantes.

La présentation complète de Yan Noblot est disponible sous Slideshare.

 

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