L’action publique française n’inspire pas confiance, elle doit se transformer

Préparé à la demande de Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, le rapport « Quelle action publique pour demain ? Cinq objectifs, cinq leviers » réclame une transformation importante de l’action publique ou la révolution numérique est bien présente.

France strategie

L’action publique n’inspire pas confiance. L’Etat doit se transformer profondément Le constat est simple et reflète une opinion largement partagée par les français : l’action publique est compliquée et coûteuse et surtout elle est loin d’inspirer confiance. L’Etat n’a pas su s’adapter suffisamment rapidement aux mutations économiques, technologiques et sociales . La transformation numérique modifie les relations entre administrations et usagers et fait apparaitre de nouveaux acteurs. Les attentes des citoyens changent et de nouveaux acteurs s’invitent dans des domaines sensibles comme la santé et l’éducation L’Etat doit en tenir compte et repenser ses missions en conséquence. La plupart des voisins de la France ont procédé en conséquence à un réexamen de leurs priorités de dépenses publiques. La France ne l’a pas fait au cours des dernières décennies. Sans transformation profonde, l’action publique sera fragilisée.

Le cadre réglementaire est inadapté aux modèles économiques du numérique. Avec les évolutions technologiques sont apparus brusquement de nouveaux modèles économiques. Une opportunité pour créer de la valeur et le rapport voit bien Par exemple l’intérêt d’ouvrir les données publiques afin de créer de nouveaux services. Reste à être vigilant sur la protection des données personnelles et sur la captation des données par des acteurs privés. La transformation numérique est plus rapide que l’évolution du cadre réglementaire. Les nouveaux acteurs du numérique arrivent facilement à se soustraire aux obligations fiscales et aux lois sur la gestion des données personnelles. Le rapport analyse avec lucidité l’arrivée de sociétés comme Uber et Airbnb. Leurs modèles économiques déstabilisent les secteurs économiques concernés qui n’ont pas su anticiper leur arrivée. Le rapport reconnait que le succès de ses sociétés est lié à l’adoption rapide de leurs services innovants par les français qui auraient du mal à y renoncer. Des sociétés comme Amazon ou Netflix modifient progressivement le comportement des consommateurs mais elles sortent du cadre réglementaire français qu’il faut donc réexaminer pour le rendre plus adapté et plus efficace.

Le numérique doit devenir un atout du management. Pascale Luciani-Boyer l’avait déjà écrit dans son livre « l’Elu(e) face au numérique » : la haute administration est étrangère à la culture du numérique. Il y a urgence à instaurer cette culture du numérique. Cela ne se réduit pas à l’apprentissage de technologie, c’est d’un véritable changement d’habitudes de travail, notamment de la part du management, à l’image du Royaume-Uni.

Pour guider la transformation de l’action publique sur 10 ans le rapport propose 5 objectifs avec 5 leviers permettant de les atteindre. Au-delà du recours aux technologies numériques, c’est tout le rapport de l’action publique aux citoyens qui doit évoluer

A lire également l’elu(e) face au numérique

 

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